La mention d’un "cahier de la grue enterrée" 瘞鶴帖 dans le poème (laborieux) de Ryôkan intitulé En réponse à une lettre est intrigante.

L'inscription de la grue enterréeEn fait, Ryôkan fait allusion à un cahier qu’il utilisait et qui reproduisait les caractères de l’"Inscription de la grue enterrée" (en japonais Eikakumei 瘞鶴銘), une célèbre stèle érigée au cours du sixième siècle après JC dans l’est de la Chine (dans l'actuelle province de
Jiangsu). La calligraphie particulière des inscriptions a influencé nombre de calligraphes chinois. La stèle fut brisée sous la dynastie Song et, aujourd’hui, elle est conservée sous la forme de cinq morceaux incomplets au temple de Dinghuisi 定慧寺 non loin du lieu où elle fut originellement érigée [photographies du temple et l'un des morceaux ci-contre).

Ryôkan s'exerçait à reproduire la calligraphie de ces inscriptions. Par exemple dans ce poème écrit de sa main, des spécialistes remarquent des similitudes. Le style peut paraître naïf ou enfantin, il reflète au contraire un art consommé de l'écriture chinoise.





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