Le vieux Gudô
Gudô Nishijima rôshi, dans une vidéo tournée hier le 28 août 2007 :
Eric
le 29.08.07 à 22:42
dans Qu'est-ce que le zen ?
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Commentaires
Le Vieux Gudô
Il fallait oser
et pourtant le vieil homme
enchante ce qui n'aurait pu être
qu'une vidéo à peine visible
il force le respect
pétille d'une grâce
toute juvénile
fragile et robuste
montagne et clair de lune
Ainsi enseigne-t-il
en keisa et col de chemise
la sagesse illimitée
du zazen originel...
André
PS Quelques poèmes de Poèmes de moines bouddhistes coréens récoltés sur le site passionnant de l'excellent René Barbier: http://www.barbier-rd.nom.fr/journal/rubrique.php3?id_rubrique=11
Point de corps, ni esprit,
Il naît pourtant et meurt.
Va et vient,
Il ne laisse aucune trace.
Jouissance d'un instant libre
Moine Ham-heo (1376-1433)
.
Qui étais-je dans le passé ?
Que deviendrai-je dans le futur ?
Trop attaché à mon propre monde,
J'oublie qui je suis.
Moine Hak-myung (II) (1867-1929)
Vivre soixante-dix ans
C'est rare depuis toujours,
À soixante-dix sept ans
Maintenant je pars.
Devant moi mon chemin à l'horizon,
Mon pays est sans lieu.
Pas besoin de civière,
Je partirai sans rien.
À l'origine, nul corps,
Ainsi mon cœur non attaché.
Brûlez-le et dispersez-le !
Mais, n'enterrez pas l'aumône.
Moine Baek-wun (II) (1299-1375)
Paisible, mon origine,
Esprit clair, ma maison.
Apparue sur le chemin d'un vieux bouddha,
Quelle est cette chose ineffaçable ?
Moine Mu-nyum (l'époque de l'occupation japonaise)
Aucune inquiétude à vivre dans le monde,
Pourquoi ne pas méditer dans sa maison ?
S'il ressent le goût de l'Un par tous ses sens,
Pourquoi se fixer à la montagne ?
Moine Bu-seol (l'époque Shilla, reine Jin-deok)
Promenade autour d'un étang
Une brise aiguise les aiguilles de pin,
Monte la tristesse profonde et lointaine.
La lune roule sur les ondes de mon cœur,
Dans mon esprit un cristal de silence.
Les voix, les choses, reflets d'un miroir !
Je rôde en pinçant les cordes de mon cœur.
Comme une pierre leur écho s'évanouit,
Poudre de cendres mes pensées refroidies.
Moine Jin-gak (Hye-sim) (1178-1234)
Éveillé on devient un bouddha,
Mais toujours l'ancestrale habitude de nos vies.
Le vent se calme, pourtant les vagues demeurent,
La vérité émerge, mais difficile d'effacer l'illusion.
Moine Bo-jo (1158-1210)
Certains de ces poèmes ont été repris dans l'ouvrage richement illustré par madame Bang Hai Ja, Les mille monts de lune, poèmes de Corée, présentées par Charles Juliet, Albin Michel, Les carnets du calligraphe, 2003
jiguen - 03.09.07 à 22:42 - # -