Sans paradoxe
Retrouvé une citation attribuée à un auteur coréen du nom d'Hattori (le nom sonne pourtant très japonais) :
Quand nous parlons du zen nous devons prendre le plus grand soin de nous contredire nous-même. Sans paradoxe il est impossible de plaire à Dieu.
Tch'an (Zen). Racines et floraisons, Paris, Les Deux Océans, 1985, p. 427.
Eric
le 13.10.06 à 10:00
dans Qu'est-ce que le zen ?
-
Article précédent - Article suivant -
En bref...
J'ai 47 ans, je vis à Paris où j'enseigne le zen. Le reste à découvrir ici ou ailleurs...Pour m'écrire :
eric[@]zen-occidental.net
Pour en savoir plus sur les méditations et les retraites :
Un Zen Occidental, 55 rue de l'Abbé Carton 75014 Paris.
Tél. : 01 40 44 53 94.
info[@]zen-occidental.net
Aux Editions du Seuil (2007)
(cliquez sur la vignette) :
Archives
- Juillet 2008 : 2 articles
- Juin 2008 : 3 articles
- Mai 2008 : 7 articles
- Février 2008 : 7 articles
- Janvier 2008 : 6 articles
- Décembre 2007 : 4 articles
- Novembre 2007 : 2 articles
- Septembre 2007 : 1 article
- Août 2007 : 1 article
- Juillet 2007 : 1 article
- Juin 2007 : 8 articles
- Mai 2007 : 7 articles
- Avril 2007 : 6 articles
- Mars 2007 : 8 articles
- Février 2007 : 7 articles
- Janvier 2007 : 7 articles
- Décembre 2006 : 16 articles
- Novembre 2006 : 19 articles
- Octobre 2006 : 21 articles
Commentaires
Bravo ! Mais problème ?
Bravo !
C'est bien de non-dualité qu'il s'agit dans cette citation, à mon sens.
Mais se pose alors un problème intéressant : Quand la raison doit-elle abdiquer ? A quelle moment du chemin peut-on, sans risque, mettre l'esprit critique en veilleuse ?
Pas trop tôt en tout cas :
On trop vu de ces adeptes égarés, qui suivent aveuglément un gourou, ayant abdiqué tout esprit critique. Et je ne parle même pas des sectes...
Pas trop tard non plus :
On trop vu de ces adeptes rongés par la raison, discutant le moindre détail, ayant tout lu, et finalement ne pratiquent tout simplement pas du tout.
Et je parle même pas des ricaneurs...
Voila un bon koan !
Georges
georges-t - 14.10.06 à 11:13 - # -
Un dieu paradoxal
Dieu n'est-il pas le réceptacle de l'ignorance humaine ? Si le paradoxe devait lui plaire, c'est que son existence elle-même reste paradoxale. Lui plaire revient-il à dire qu'il n'est pas au-delà des catégories ? Dans ce cas il s'agirait bien de Dieu le père, celui qui récompense ou châtie ses enfants. Un tel Dieu ne résiste pas à l'épreuve du zen et de la responsabilité qu'elle implique quotidiennement. Le paradoxe du Dieu incréé réside essentiellement dans les noms, tous les noms, qui lui sont arbitrairement attribués puisque, selon les grands "mystiques" Le nommer c'est en être séparé. Cela est, rien de plus rien de moins ; l'analyse n'en viendra jamais à bout.
Pour la petite histoire : j'ai trouvé que, dans les anciens livres de botanique, le Ficus Religiosa était l'Arbre de Dieu. Troublant, non ? André
jiguen - 14.10.06 à 12:33 - # -
Paradoxe
Garder l'esprit du débutant, c'est ce que je fais en essayant pour la 1ère fois de poster un commentaire ;-) :
Pour aller dans le sens du précédent commentaire : "plaire à Dieu" est ce bien zen comme "processus" ? :-|
Si cela ne l'est pas, alors la phrase est bien paradoxale.
Donc ce serait bien une "pensée zen" :-)
frederic-b - 14.10.06 à 17:35 - # -