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<title type="text/plain"> J&apos;ai deux kôans à vous dire...</title>
<tagline type="text/plain">Le blog zen d&apos;Éric Rommeluère</tagline>
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<name>Eric Rommeluère</name>
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		<title>Bouddhisme : la tentation de la révolte ?</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Le jeudi 15 mai 2008, vous pourrez écouter sur la chaîne parlementaire Public Sénat un débat animé par Caroline Delage qui éclaire les récents événements en Birmanie et au Tibet. Il réunit Frédéric Lenoir, directeur du Monde des Religions, Sophie Malibeaux, chef du bureau Asie à Radio France Internationale, et moi-même. Le format assez court du débat ne permettait guère d&apos;approfondir les questions, il donne néanmoins quelques clés intéressantes pour comprendre la situation.



Le débat est programmé sur la chaîne le 15 mai à 21 h 15 et à 23 h 30 puis le 16 mai à minuit trente. Mais rassurez-vous, vous pourrez voir et revoir le débat sur le site internet de l&apos;émission Paroles du Monde.



L&apos;argumentaire de l&apos;émission : En septembre dernier, jusqu&apos;à cent mille personnes, conduites par les moines bouddhistes, sont descendues dans les rues de Rangoon pour protester contre la junte militaire birmane. En mars, ils étaient plusieurs centaines de bonzes dans les rues de Lhassa pour manifester contre l&apos;oppression chinoise au Tibet. Dans les deux cas, la révolte a été durement matée. Mais dans les deux cas, les moines sont sortis de leur monastère pour manifester contre le pouvoir en place, loin de l&apos;image de soumission qui leur est traditionnellement associée. Pour dépasser les clichés, Paroles du monde a choisi de revenir sur la notion de pacifisme et de non-violence devenue l&apos;image de marque du bouddhisme. Est-elle mise à mal par ces deux événements ? Peut-on parler d&apos;un nouveau mouvement bouddhiste contemporain, engagé socialement et politiquement ?













LCI - Journal du 24 septembre 2007 (extrait).





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		<issued>2008-05-08T12:08:56Z</issued>
		<modified>2008-05-08T12:08:56Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[<span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">Le jeudi 15 mai 2008, vous pourrez écouter sur la chaîne parlementaire <a href="http://www.publicsenat.fr/">Public Sénat</a> un débat animé par Caroline Delage qui éclaire les récents événements en Birmanie et au Tibet. Il réunit <a href="http://www.fredericlenoir.com/">Frédéric Lenoir</a>, directeur du <a href="http://www.le-monde-des-religions.fr/index.php">Monde des Religions</a>, Sophie Malibeaux, chef du bureau Asie à <a href="http://www.rfi.fr/">Radio France Internationale</a>, et moi-même. Le format assez court du débat ne permettait guère d’approfondir les questions, il donne néanmoins quelques clés intéressantes pour comprendre la situation.<br />
<br />
Le débat est programmé sur la chaîne le 15 mai à 21 h 15 et à 23 h 30 puis le 16 mai à minuit trente. Mais rassurez-vous, vous pourrez voir et revoir le débat sur le site internet de l’émission <a href="http://www.publicsenat.fr/emissions/paroles_du_monde/">Paroles du Monde</a>.<br />
<br />
<b>L'argumentaire de l'émission&#160;: </b>En septembre dernier, jusqu'à cent mille personnes, conduites par les moines bouddhistes, sont descendues dans les rues de Rangoon pour protester contre la junte militaire birmane. En mars, ils étaient plusieurs centaines de bonzes dans les rues de Lhassa pour manifester contre l'oppression chinoise au Tibet. Dans les deux cas, la révolte a été durement matée. Mais dans les deux cas, les moines sont sortis de leur monastère pour manifester contre le pouvoir en place, loin de l'image de soumission qui leur est traditionnellement associée. Pour dépasser les clichés, <a href="http://www.publicsenat.fr/emissions/paroles_du_monde/">Paroles du monde</a> a choisi de revenir sur la notion de pacifisme et de non-violence devenue l'image de marque du bouddhisme. Est-elle mise à mal par ces deux événements&#160;? Peut-on parler d'un nouveau mouvement bouddhiste contemporain, engagé socialement et politiquement&#160;?<br />
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</span></span>
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LCI - Journal du 24 septembre 2007 (extrait).<br />
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		<title>Le bouddhisme engagé</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Vous pouvez m&apos;écouter dans l&apos;émission Hautes Fréquences de la 1ère (Radio Suisse Romande) du 24 février 2008. L&apos;émission était consacrée au bouddhisme engagé et j&apos;apportais avec Mathieu Ricard quelques éclairages sur ce mouvement.



L&apos;émission est archivée ici : sélectionnez dimanche 24 février, puis l&apos;émission Hautes Fréquences à 20 heures. Ou utilisez ce lien direct.



Bon, je ne suis pas sûr d&apos;avoir été au meilleur de ma forme. J&apos;ai enregistré l&apos;émission en décembre dernier le lendemain d&apos;un séjour hospitalier un peu difficile. Mais le professionnalisme et l&apos;amabilité du journaliste (Christophe Boisset) m&apos;avaient convaincu de venir.



</summary>
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		<issued>2008-02-25T15:00:07Z</issued>
		<modified>2008-03-06T13:04:19Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[<span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">Vous pouvez m'écouter dans l'émission <a href="http://www.rsr.ch/la-1ere/hautes-frequences">Hautes Fréquences</a> de la 1ère (Radio Suisse Romande) du 24 février 2008. L'émission était consacrée au bouddhisme engagé et j'apportais avec Mathieu Ricard quelques éclairages sur ce mouvement.<br />
<br />
<a href="http://www.rsr.ch/la-1ere/les-emissions">L'émission est archivée ici</a> : sélectionnez dimanche 24 février, puis l'émission Hautes Fréquences à 20 heures. <a href="http://www.rsr.ch/la-1ere/hautes-frequences/selectedDate/24/02/2008">Ou utilisez ce lien direct.</a><br />
<br />
Bon, je ne suis pas sûr d'avoir été au meilleur de ma forme. J'ai enregistré l'émission en décembre dernier le lendemain d'un séjour hospitalier un peu difficile. Mais le professionnalisme et l'amabilité du journaliste (Christophe Boisset) m'avaient convaincu de venir.</span></span>]]></content>
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	<entry>
		<title>Zazen est différent de la méditation</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Avec l&apos;autorisation d&apos;Isshô Fujita, je publie l&apos;un de ses textes consacré à la méditation. 



Isshô Fujita (photographie ci-contre) est un enseignant zen dans la lignée de Kôdô Sawaki et de Kôshô Uchiyama. Pendant une vingtaine d&apos;années, il a animé le Valley Zendo, un petit centre zen dans le Massachussetts aux États-Unis, qui suit le style d&apos;Antaji, le temple de Kôshô Uchiyama au Japon. En 2005, Isshô est revenu vivre dans son pays natal. Il vit actuellement à Hayama dans la préfecture de Kanagawa où il anime l&apos;association  Polir la tuile .



Ce texte intitulé  Zazen est différent de la méditation  est le support polycopié d&apos;un atelier que Isshô consacra à l&apos;expérience du corps méditant et qu&apos;il donna en 2002 au Bare Center for Buddhist Studies (Massachusetts). A bien des égards, je l&apos;ai trouvé juste et remarquable et je vous le propose, non pour le lire avec l&apos;intellect mais pour l&apos;approfondir dans et avec l&apos;expérience de la méditation.



Trois remarques personnelles :



1/ Je comprends bien que Isshô entend souligner le hiatus entre la méditation zen et les autres formes de méditation. Néanmoins, je ne suis pas sûr que sa posture de surplomb soit la meilleure façon d&apos;évoquer ces autres méditations.



2/ Isshô semble adopter la position radicale de quelques enseignants zen au Japon : on ne doit utiliser aucune technique de méditation pour faire zazen. L&apos;expérience montre cependant que la seule proposition de  juste s&apos;asseoir  entraîne parfois des confusions intérieures voire la sensation douloureuse d&apos;un divorce entre le corps et l&apos;esprit. De mon point de vue, on peut / on doit / proposer des techniques en soulignant qu&apos;il ne s&apos;agit bien sûr que de techniques préparatoires et qu&apos;elles ne se confondent pas avec la méditation zen.



3/ Peut-être que certains passages paraîtront difficiles. En fait, Isshô reprend sans les expliciter des thèmes et des phrases traditionnelles :

Tout le texte paraît déjà n&apos;être qu&apos;un long commentaire de l&apos;expression tajô ippen,  devenir totalement un, devenir une totalité intégrée , qui décrit traditionnellement l&apos;accomplissement méditatif.

 Zazen est différent de la méditation  est une adaptation de la célèbre phrase de Dôgen :  La méditation zen (zazen) n&apos;est pas un exercice de méditation (shuzen) .

Enfin, le passage un peu difficile sur le corps, l&apos;esprit et le mental qui sont scellés est la reprise d&apos;un texte du maître zen Keizan.



Le texte est un peu long. Vous pouvez le télécharger au format pdf.</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://zen.viabloga.com/news/zazen-est-different-de-la-meditation"/>
		<id>http://zen.viabloga.com/news/zazen-est-different-de-la-meditation</id>
		<issued>2008-02-21T11:29:31Z</issued>
		<modified>2008-02-21T11:33:07Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[Avec l’autorisation d’Isshô Fujita, je publie l’un de ses textes consacré à la méditation. <br />
<br />
<img width="113" hspace="5" height="150" align="right" src="http://zen.viabloga.com/images/fujita1.jpg" alt="" />Isshô Fujita (photographie ci-contre) est un enseignant zen dans la lignée de Kôdô Sawaki et de <a href="http://www.zen-occidental.net/enseignements/uchiyama1.html">Kôshô Uchiyama</a>. Pendant une vingtaine d’années, il a animé le <a href="http://www.valleyzendo.org">Valley Zendo</a>, un petit centre zen dans le Massachussetts aux États-Unis, qui suit le style d’<a href="http://antaiji.dogen-zen.de/eng/index.shtml">Antaji</a>, le temple de Kôshô Uchiyama au Japon. En 2005, Isshô est revenu vivre dans son pays natal. Il vit actuellement à Hayama dans la préfecture de Kanagawa où il anime l’association “Polir la tuile”.<br />
<br />
Ce texte intitulé “<i>Zazen</i> est différent de la méditation” est le support polycopié d’un atelier que Isshô consacra à l’expérience du corps méditant et qu’il donna en 2002 au Bare Center for Buddhist Studies (Massachusetts). A bien des égards, je l’ai trouvé juste et remarquable et je vous le propose, non pour le lire avec l’intellect mais pour l’approfondir dans et avec l’expérience de la méditation.<br />
<br />
Trois remarques personnelles&#160;:<br />
<br />
1/ Je comprends bien que Isshô entend souligner le hiatus entre la méditation zen et les autres formes de méditation. Néanmoins, je ne suis pas sûr que sa posture de surplomb soit la meilleure façon d’évoquer ces autres méditations.<br />
<br />
2/ Isshô semble adopter la position radicale de quelques enseignants zen au Japon&#160;: on ne doit utiliser aucune technique de méditation pour faire <i>zazen</i>. L’expérience montre cependant que la seule proposition de “juste s’asseoir” entraîne parfois des confusions intérieures voire la sensation douloureuse d’un divorce entre le corps et l’esprit. De mon point de vue, on peut / on doit / proposer des techniques en soulignant qu’il ne s’agit bien sûr que de techniques préparatoires et qu’elles ne se confondent pas avec la méditation zen.<br />
<br />
3/ Peut-être que certains passages paraîtront difficiles. En fait, Isshô reprend sans les expliciter des thèmes et des phrases traditionnelles&#160;:<br />
Tout le texte paraît déjà n’être qu’un long commentaire de l’expression<i> tajô ippen</i>, “devenir totalement un, devenir une totalité intégrée”, qui décrit traditionnellement l’accomplissement méditatif.<br />
“<i>Zazen</i> est différent de la méditation” est une adaptation de la célèbre phrase de <a href="http://www.zen-occidental.net/dogen.html">Dôgen</a> : “La méditation zen (<i>zazen</i>) n’est pas un exercice de méditation (<i>shuzen</i>)”.<br />
Enfin, le passage un peu difficile sur le corps, l’esprit et le mental qui sont scellés est la reprise d’un texte du maître zen Keizan.<br />
<br />
Le texte est un peu long. <a href="http://zen.viabloga.com/files//fujita2.pdf"><b>Vous pouvez le télécharger au format pdf</b></a>.]]></content>
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		<title>La nuit solidaire</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">



 Je serais à la nuit solidaire le jeudi 21 février 2008, place de la République à Paris.



Vingt-sept associations interpellent les pouvoirs publics pour défendre 3 millions de mal-logés et 100.000 sans-abri. 



Le blog de la nuit solidaire



. 



Pour des infos province : Le site de la FNARS



.





Le communiqué de presse :



&quot;Déçues par les propositions gouvernementales, les associations unies continuent de se mobiliser. Comme première action, elles appellent tous les citoyens à se rassembler pour une nuit solidaire, le 21 février.



La volonté politique n&apos;est pas au rendez-vous...



Le 29 janvier, le Premier Ministre a présenté aux associations ses propositions qui se sont révélées décevantes... Les associations considèrent qu&apos;elles ne sont pas de nature à améliorer durablement les conditions de vie des personnes sans abri et mal logées, ou à fluidifier l&apos;ensemble de la chaîne, de l&apos;hébergement au logement.



De plus, les moyens annoncés ne permettront pas de mettre en oeuvre le droit au logement opposable. Les associations évaluent l&apos;effort financier nécessaire à plus de 1,5 milliard d&apos;euros pour 2008 ; 250 millions seulement ont été annoncés.

Cette insuffisante mobilisation de l&apos;Etat face à un problème aussi grave est inacceptable.



... Rendez-vous le 21 février pour une nuit de mobilisation citoyenne



Les associations unies demandent au gouvernement de compléter immédiatement ses mesures pour définir une réelle politique publique à l&apos;égard des personnes sans abri et mal logées.



Elles organisent le jeudi 21 février prochain, à partir de la tombée de la nuit, une nuit solidaire pour le logement ouverte à tous, personnes à la rue, mal logés, associations et autres citoyens. Cette nuit sera l&apos;occasion d&apos;un rassemblement symbolique, d&apos;échanges et de convivialité pour en finir avec cette situation inacceptable.&quot;



27 associations unies : Association des Cités du Secours Catholique, Association Emmaüs, Association nationale des compagnons bâtisseurs, Centre d&apos;action sociale protestant, Collectif Les Morts de la Rue, Emmaüs France, Enfants de Don Quichotte, FAPIL, Fédération d&apos;Aide à la Santé Mentale Croix-Marine, Fédération de l&apos;Entraide Protestante, Fédération française des Equipes St Vincent, Fédération nationale des Centres Pact Arim, Fédération nationale Habitat &amp;amp; Développement, FNARS, FNASAT- Gens du voyage, France Terre d&apos;Asile, Fondation Abbé Pierre, Fondation de l&apos;Armée du Salut, Habitat et Humanisme, Les petits frères des Pauvres, Ligue des Droits de l&apos;Homme, Mouvement ATD Quart Monde, Secours Catholique, UNAFAM, UNAFO, UNHAJ, UNIOPSS.





</summary>
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		<id>http://zen.viabloga.com/news/la-nuit-solidaire</id>
		<issued>2008-02-19T21:27:51Z</issued>
		<modified>2008-02-19T21:27:51Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[<iframe width="468" scrolling="no" height="60" frameborder="0" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://www.lesenfantsdedonquichotte.com/v4/bandeau468_60a.html"></iframe><br />
<br />
<span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;"> Je serais à la nuit solidaire le jeudi 21 février 2008, place de la République à Paris.<br />
<br />
Vingt-sept associations interpellent les pouvoirs publics pour défendre 3 millions de mal-logés et 100.000 sans-abri. </span></span><a href="http://logement-solidaire.over-blog.org/"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">Le blog de la nuit solidaire</span></span></a><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">. </span></span><a href="http://www.fnars.org/default.asp?LINK=zoom&amp;ID_ARTICLE=764&amp;ID_TOPIC=194&amp;ID_FOLDER=0&amp;ID_QUALIF=0"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">Pour des infos province&#160;: Le site de la FNARS</span></span></a><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">.<br />
<br />
<b><br />
Le communiqué de presse&#160;:</b><br />
<br />
"Déçues par les propositions gouvernementales, les associations unies continuent de se mobiliser. Comme première action, elles appellent tous les citoyens à se rassembler pour une nuit solidaire, le 21 février.<br />
<br />
La volonté politique n’est pas au rendez-vous...<br />
<br />
Le 29 janvier, le Premier Ministre a présenté aux associations ses propositions qui se sont révélées décevantes... Les associations considèrent qu’elles ne sont pas de nature à améliorer durablement les conditions de vie des personnes sans abri et mal logées, ou à fluidifier l’ensemble de la chaîne, de l’hébergement au logement.<br />
<br />
De plus, les moyens annoncés ne permettront pas de mettre en oeuvre le droit au logement opposable. Les associations évaluent l’effort financier nécessaire à plus de 1,5 milliard d’euros pour 2008&#160;; 250 millions seulement ont été annoncés.<br />
Cette insuffisante mobilisation de l’Etat face à un problème aussi grave est inacceptable.<br />
<br />
... Rendez-vous le 21 février pour une nuit de mobilisation citoyenne<br />
<br />
Les associations unies demandent au gouvernement de compléter immédiatement ses mesures pour définir une réelle politique publique à l’égard des personnes sans abri et mal logées.<br />
<br />
Elles organisent le jeudi 21 février prochain, à partir de la tombée de la nuit, une nuit solidaire pour le logement ouverte à tous, personnes à la rue, mal logés, associations et autres citoyens. Cette nuit sera l’occasion d’un rassemblement symbolique, d’échanges et de convivialité pour en finir avec cette situation inacceptable."<br />
<br />
27 associations unies&#160;: Association des Cités du Secours Catholique, Association Emmaüs, Association nationale des compagnons bâtisseurs, Centre d’action sociale protestant, Collectif Les Morts de la Rue, Emmaüs France, Enfants de Don Quichotte, FAPIL, Fédération d’Aide à la Santé Mentale Croix-Marine, Fédération de l’Entraide Protestante, Fédération française des Equipes St Vincent, Fédération nationale des Centres Pact Arim, Fédération nationale Habitat &amp; Développement, FNARS, FNASAT- Gens du voyage, France Terre d’Asile, Fondation Abbé Pierre, Fondation de l’Armée du Salut, Habitat et Humanisme, Les petits frères des Pauvres, Ligue des Droits de l’Homme, Mouvement ATD Quart Monde, Secours Catholique, UNAFAM, UNAFO, UNHAJ, UNIOPSS.<br />
</span></span>]]></content>
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		<title>Elle s&apos;appelle Sabine</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Sandrine Bonnaire filme Sabine Bonnaire. Sabine Bonnaire dit à Sandrine Bonnaire : &quot;T&apos;es pas une salope, t&apos;es ma s ur. T&apos;es pas une pute, t&apos;es ma s ur.&quot; 



Elle s&apos;appelle Sabine est un film sobre que Sandrine Bonnaire consacre à sa jeune s ur autiste et psychotique aujourd&apos;hui âgée de 38 ans. Depuis quelques années, celle-ci vit dans une maison d&apos;accueil en Charente après un séjour de cinq ans en hôpital psychiatrique. Sandrine Bonnaire tient la caméra et reste silencieuse. Lorsque elle-même interagit avec les personnes qui sont dans le champ de la caméra, les interroge, son ton reste posé, monocorde. C&apos;est à peine si elle consent à apparaître devant la caméra, presque à son corps défendant. Par un dispositif qui sait laisser à distance un amour que l&apos;on pressent total et peut-être fusionnel, le spectateur est convoqué à l&apos;étrangeté et au je-ne-sais-quoi de l&apos;être fou. Car Sabine sait bien qu&apos;elle est Sabine et que sa s ur est bien Sandrine. Et pourtant lorsqu&apos;elle dit &quot;T&apos;es pas une salope, t&apos;es ma s ur. T&apos;es pas une pute, t&apos;es ma s ur&quot;, nous ne savons pas ce qu&apos;elle dit, sidérés par le visage de la folie.



Les images s&apos;entrechoquent. Celles, tournées il y a une vingtaine ou une dizaine d&apos;années, d&apos;une adolescente et d&apos;une jeune femme belle aux cheveux longs qui ressemble tant à Sandrine Bonnaire, certes un peu différente, mais qui sait parler, bouger, rire et jouer du piano. Et puis aujourd&apos;hui, celles d&apos;une femme grosse, hébétée, aux gestes malhabiles qui bave et qui tremble. Avec au c ur, une question irrésolue : que s&apos;est-il passé, alors que Sabine a longuement séjourné en hôpital psychiatrique, censé la soigner ou du moins juguler la maladie ? Le film n&apos;est pourtant pas un réquisitoire contre l&apos;institution psychiatrique, simplement la mise en image d&apos;un désarroi devant la dégradation et l&apos;effondrement intérieur d&apos;un être humain. Sandrine Bonnaire cherche des réponses, elle interviewe un thérapeute, la mère d&apos;un jeune homme, infirme moteur cérébral qui vit dans aujourd&apos;hui dans la même institution que Sabine. Même si le thérapeute adopte la posture de celui qui sait, l&apos;un et l&apos;autre témoignent au fond de leur propre désarroi devant cet autre toujours si proche et toujours si lointain.



La bande-annonce de Elle s&apos;appelle Sabine, un beau documentaire de Sandrine Bonnaire (actuellement en salles) :







 

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://zen.viabloga.com/news/elle-s-appelle-sabine"/>
		<id>http://zen.viabloga.com/news/elle-s-appelle-sabine</id>
		<issued>2008-02-18T07:00:18Z</issued>
		<modified>2008-02-17T19:37:12Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">Sandrine Bonnaire filme Sabine Bonnaire. Sabine Bonnaire dit à Sandrine Bonnaire&#160;: "T’es pas une salope, t'es ma sœur. T’es pas une pute, t'es ma sœur." <br />
<br />
<i>Elle s’appelle Sabine</i> est un film sobre que Sandrine Bonnaire consacre à sa jeune sœur autiste et psychotique aujourd'hui âgée de 38 ans. Depuis quelques années, celle-ci vit dans une maison d’accueil en Charente après un séjour de cinq ans en hôpital psychiatrique. Sandrine Bonnaire tient la caméra et reste silencieuse. Lorsque elle-même interagit avec les personnes qui sont dans le champ de la caméra, les interroge, son ton reste posé, monocorde. C’est à peine si elle consent à apparaître devant la caméra, presque à son corps défendant. Par un dispositif qui sait laisser à distance un amour que l’on pressent total et peut-être fusionnel, le spectateur est convoqué à l’étrangeté et au je-ne-sais-quoi de l’être fou. Car Sabine sait bien qu’elle est Sabine et que sa sœur est bien Sandrine. Et pourtant lorsqu’elle dit "T’es pas une salope, t'es ma sœur. T’es pas une pute, t'es ma sœur", nous ne savons pas ce qu’elle dit, sidérés par le visage de la folie.<br />
<br />
Les images s’entrechoquent. Celles, tournées il y a une vingtaine ou une dizaine d’années, d’une adolescente et d’une jeune femme belle aux cheveux longs qui ressemble tant à Sandrine Bonnaire, certes un peu différente, mais qui sait parler, bouger, rire et jouer du piano. Et puis aujourd’hui, celles d’une femme grosse, hébétée, aux gestes malhabiles qui bave et qui tremble. Avec au cœur, une question irrésolue&#160;: que s’est-il passé, alors que Sabine a longuement séjourné en hôpital psychiatrique, censé la soigner ou du moins juguler la maladie&#160;? Le film n’est pourtant pas un réquisitoire contre l’institution psychiatrique, simplement la mise en image d’un désarroi devant la dégradation et l’effondrement intérieur d’un être humain. Sandrine Bonnaire cherche des réponses, elle interviewe un thérapeute, la mère d’un jeune homme, infirme moteur cérébral qui vit dans aujourd’hui dans la même institution que Sabine. Même si le thérapeute adopte la posture de celui qui sait, l’un et l’autre témoignent au fond de leur propre désarroi devant cet autre toujours si proche et toujours si lointain.<br />
<br />
La bande-annonce de <a href="http://www.filmsduparadoxe.com/sabinecat.html"><i>Elle s'appelle Sabine</i></a>, un beau documentaire de Sandrine Bonnaire (actuellement en salles) :<br />
<br />
</span></span> <embed flashvars="" src="http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=294117333724025684&amp;hl=fr" type="application/x-shockwave-flash" id="VideoPlayback" style="width: 400px; height: 326px;"></embed></div>]]></content>
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		<title>Les dix mille dharmas ne sont pas...</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je préparais récemment une causerie sur la lecture ou plutôt sur la non-lecture du Shôbôgenzô (&quot;Le trésor de l&apos; il du vrai dharma&quot;), l&apos; uvre épaisse et difficile de Dôgen (1200-1253), le fondateur de l&apos;école au Japon. Quiconque s&apos;intéresse aujourd&apos;hui au zen est plus ou moins sommé de se frotter à ce livre où le maître zen explore les multiples facettes du réel. Mais l&apos;entreprise est ardue car le lecteur est immédiatement confronté à un problème essentiel : l&apos;agencement des mots ne fait pas sens. Ce n&apos;est pas même une question de culture bouddhique, de comprendre les termes et les concepts : les moines zen japonais eux-mêmes le confessent, ils n&apos;y comprennent pas grand chose ! Et pourtant, il ne s&apos;agit pas de simples divagations couchées sur le papier. Le lecteur ressent bien le soin tout particulier de l&apos;écriture et la volonté d&apos;une expression. Après de nombreuses années de fréquentation du texte, des commentaires traditionnels, des diverses traductions proposées, je me demande finalement s&apos;il n&apos;y aurait pas lieu au fond d&apos;être, non un lecteur, mais un non-lecteur de Dôgen.



Déjà, sans lire l&apos;original japonais, l&apos;accès au texte est très difficile. Dôgen fait un usage très déroutant de sa propre langue qu&apos;il triture jusqu&apos;à l&apos;extrême, laissant souvent les traducteurs en peine. Une simple phrase, pourtant fort simple, suffira à démontrer l&apos;ampleur de la tâche. Pour préparer cette causerie, Je relisais l&apos;ouverture du Shôbôgenzô dans la traduction française de Yoko Orimo. Les deux premières phrases du premier chapitre sont données comme suit :



Au moment favorable où les existants sont la loi de l&apos;Éveillé, il y a l&apos;Éveil et l&apos;égarement, il y a la pratique, il y a les naissances et les morts, il y a les éveillés et les êtres.

Au moment favorable où les dix mille existants ne sont plus en moi, il n&apos;y a ni Éveil ni égarement, il n&apos;y a ni éveillés ni êtres, il n&apos;y a ni apparaître ni disparaître. 

(La vraie Loi, trésor de l&apos; il : Textes choisis du Shôbôgenzô, Éditions du Seuil, 2004, p. 46)



Mon attention est attirée par l&apos;expression &quot;ne sont plus en moi&quot;, puisque Dôgen n&apos;évoque jamais d&apos;une manière ou d&apos;une autre une spatialisation du moi (du moins, à ma connaissance). Je reprends alors la propre traduction de Bernard Faure dont je sais la précision des mots. Il traduit le même passage de la manière suivante :



Lorsque tous les dharmas sont la Loi bouddhique, il y a illusion et éveil, pratique, naissance, mort, Buddhas et êtres sensibles.

Lorsque les dix mille dharmas sont dénués de moi, il n&apos;y a ni illusion ni éveil, ni Buddhas ni êtres sensibles, ni naissance ni extinction. 

(La vision immédiate : Nature, éveil et tradition selon le Shôbôgenzô, Éditions Le Mail, 1987, p. 113)



Bigre, fis-je ! &quot;Sont dénués de moi&quot;, voilà qui n&apos;a pas du tout le même sens que &quot;ne sont plus en moi&quot;.



Force est de reprendre l&apos;original qui est :

&amp;#35576;&amp;#27861;&amp;#12398;&amp;#20315;&amp;#27861;&amp;#12394;&amp;#12427;&amp;#26178;&amp;#31680;&amp;#12289;&amp;#12377;&amp;#12394;&amp;#12399;&amp;#12385;&amp;#36855;&amp;#24735;&amp;#12354;&amp;#12426;&amp;#12289;&amp;#20462;&amp;#34892;&amp;#12354;&amp;#12426;&amp;#12289;&amp;#29983;&amp;#12354;&amp;#12426;&amp;#12289;&amp;#27515;&amp;#12354;&amp;#12426;&amp;#12289;&amp;#35576;&amp;#20315;&amp;#12354;&amp;#12426;&amp;#12289;&amp;#34886;&amp;#29983;&amp;#12354;&amp;#12426;&amp;#12290;

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Shohô no buppô naru jisetsu, sunawachi meigo ari, shugyô ari, shô ari, shi ari, shobutsu ari, shujô ari.

Bampô tomoni ware ni arazaru jisetsu, madoi naku satori naku, shobutsu naku shujô naku, shô naku metsu nashi.



La phrase mystère est : &amp;#33836;&amp;#27861;&amp;#12392;&amp;#12418;&amp;#12395;&amp;#12431;&amp;#12428;&amp;#12395;&amp;#12354;&amp;#12425;&amp;#12374;&amp;#12427;&amp;#26178;&amp;#31680;, bampô tomoni ware ni arazaru jisetsu. L&apos;un traduit par &quot;Au moment favorable où les dix mille existants ne sont plus en moi&quot;, et l&apos;autre par &quot;Lorsque les dix mille dharmas sont dénués de moi.&quot;



Il y a d&apos;abord ce &amp;#26178;&amp;#31680; jisetsu traduit par Orimo par &quot;au moment favorable&quot;. Jisetsu désigne en chinois une période de temps, le moment où commence une période de temps ou encore un anniversaire. Par exemple, l&apos;expression &amp;#20843;&amp;#26178;&amp;#31680; &quot;les huit jisetsu&quot; désigne les deux équinoxes, les deux solstices et le début des quatre saisons. Jisetsu est un moment particulier dans le déroulement temporel. On trouve par exemple dans un texte zen l&apos;expression &amp;#19981;&amp;#24453;&amp;#26178;&amp;#31680; jisetsu o matazu, &quot;ne pas attendre un moment particulier&quot;.



Dans la phrase de Dôgen, jisetsu est utilisé comme une conjonction de temps mais j&apos;ai bien du mal à y entendre un avantage ou une positivité (&quot;un moment favorable&quot;). Certes Dôgen aurait pu simplement utiliser les conjonctions &amp;#26178; toki ou &amp;#26178;&amp;#12395; toki ni, &quot;lorsque&quot;, mais je n&apos;arrive pas à lire plus loin qu&apos;une simple scansion du temps, certes plus forte qu&apos;un simple &quot;lorsque&quot; mais assez loin d&apos;un &quot;moment favorable&quot;. Il s&apos;agit d&apos;un moment.



&amp;#33836;&amp;#27861; bampô : les dix mille dharmas. Dharma est à prendre au sens de chose, d&apos;existence et bampô, &quot;les dix mille dharmas&quot; est un synonyme de &amp;#35576;&amp;#27861; shohô, &quot;les dharmas&quot; ou &quot;tous les dharmas&quot; de la première phrase.



&amp;#12392;&amp;#12418;&amp;#12395; tomoni est un adverbe qui n&apos;est traduit ni par Orimo ni par Faure. Il signifie &quot;ensemble, en commun, les uns avec les autres&quot;.



Et puis vient l&apos;expression problématique &amp;#12431;&amp;#12428;&amp;#12395;&amp;#12354;&amp;#12425;&amp;#12374;&amp;#12427; ware ni arazaru. La copule &quot;être&quot; (A est B) se dit &amp;#12394;&amp;#12426; nari en japonais. Ce mot provient de &amp;#12395;&amp;#12354;&amp;#12426; ni ari (&quot;être /se trouver (ari) dans (ni)&quot;). La forme négative, &quot;n&apos;est pas&quot;, est &amp;#12394;&amp;#12425;&amp;#12378; narazu (nara, forme indéterminée de nari + suffixe verbal négatif zu) ou plus communément &amp;#12395;&amp;#12354;&amp;#12425;&amp;#12378; ni arazu (particule ni + ara, forme indéterminée de ari + suffixe verbal négatif zu). 



Si l&apos;on devait retraduire depuis le français &quot;les dix mille dharmas ne sont pas X&quot; on traduirait inévitablement par bampô X ni arazu (forme négative de nari). Mais, si l&apos;on devait retraduire &quot;les dix mille dharmas ne sont pas dans X&quot; on traduirait également avec la forme homonyme bampô X ni arazu (forme négative du verbe ni ari, &quot;être dans/se trouver dans&quot;). 



Note : Dans la phrase de Dôgen, ni arazaru est la forme dite déterminante de ni arazu. Elle est nécessaire devant la conjonction jisetsu et ne modifie en rien le sens du verbe.



&quot;N&apos;est pas&quot;, &quot;ne se trouve pas dans&quot; : Le sens est évidemment différent. Comment décider ? Les Japonais de l&apos;époque utilisaient aussi non seulement le syllabaire japonais mais des idéogrammes chinois pour certaines formes grammaticales. Mais d&apos;une manière générale, Dôgen utilise le syllabaire pour les formes ni ari ou nari. L&apos;ambiguïté reste entière dans son écriture. Mais cette seconde phrase est écrite en parallèle de la première où, pour le coup, il n&apos;existe aucune difficulté. Il s&apos;agit de la copule être (nari) et non du verbe se trouver dans (ni ari) :



&amp;#35576;&amp;#27861;&amp;#12398;&amp;#20315;&amp;#27861;&amp;#12394;&amp;#12427;&amp;#26178;&amp;#31680; shohô no buppô naru jisetsu : Lorsque / Au moment où (jisetsu) les dharmas / tous les dharmas (shohô) sont (naru forme déterminante de nari) le dharma du bouddha (buppô).



Je ne pense donc pas que l&apos;on puisse traduire le ni ari de la seconde phrase par &quot;être dans / se trouver dans&quot;. Dans la nouvelle version de sa traduction publiée il y a peu, Yoko Orimo propose &quot;Au moment favorable où aucun des dix mille existants n&apos;est plus en moi&quot; (Shôbôgenzô, La vraie Loi, Trésor de l&apos; il, tome 3, Éditions Sully, 2007, p. 15). Le rajout de &quot;aucun&quot; correspond à la traduction de l&apos;adverbe tomoni. Orimo conserve &quot;n&apos;est plus en moi&quot; même si elle précise en note que d&apos;autres traductions sont possibles comme &quot;aucun des dix mille existants n&apos;est plus le moi&quot;.



Mais si les dharmas ne sont pas, que ne sont-ils pas ? Dôgen dit &amp;#12431;&amp;#12428; ware qui n&apos;est autre que le pronom personnel de la première personne (&quot;je&quot; comme sujet, &quot;moi&quot; comme complément). Dôgen fait un usage subtil de différents termes de la personne et distingue le je, le moi et le soi. Une première lecture de bampô tomoni ware ni arazaru jisetsu donnerait &quot;Lorsque tous les dharmas ne sont pas moi&quot; mais le moi en question désigne-t-il bien ici l&apos;appropriation du locuteur ? Car immédiatement, le contexte rappelle la célèbre formule chinoise sur la vacuité des phénomènes, &amp;#35576;&amp;#27861;&amp;#28961;&amp;#25105; shohô muga, &quot;tous les dharmas sont dénués d&apos;un soi&quot;, où le sanskrit âtman est rendu par le pronom personnel je 



&amp;#25105;



.



Dôgen semble avoir en tête l&apos;expression. Le moi est rendu par la lecture japonaise &amp;#12431;&amp;#12428; ware écrit avec le syllabaire plutôt que par l&apos;utilisation de l&apos;idéogramme chinois &amp;#25105; (lu ware en japonais). Il s&apos;agit donc pas de lire &quot;tous les dharmas ne sont pas moi&quot; mais bien &quot;tous les dharmas ne sont pas un/le moi&quot;. Il est intéressant de noter que, dans cette reprise de la formule, Dôgen fait un glissement significatif, puisqu&apos;il délaisse &quot;tous les dharmas n&apos;ont pas de soi&quot; au profit de &quot;les dix mille dharmas ne sont pas le soi&quot; (finalement, Faure fait une erreur de traduction avec son &quot;les dix mille dharmas sont dénués de moi&quot; ou du moins passe-t-il à côté de l&apos;inflexion faite). Dôgen fera une relecture similaire d&apos;une fameuse phrase du Sûtra du Nirvâna, &quot;tous les êtres ont la nature de bouddha&quot; qui deviendra sous sa plume &quot;tous les êtres sont la nature de Bouddha&quot;.



Vous comprenez sans doute maintenant toute la difficulté d&apos;entrer dans ce texte. Je m&apos;arrête tout provisoirement sur une proposition de traduction : &quot;Au moment où tous les dix mille dharmas ne sont pas du moi&quot; qui, au demeurant, n&apos;est pas encore très éclairante. Car quel est ce moi dont il est question ? L&apos;un des disciples directs de Dôgen a laissé un commentaire détaillé du Shôbôgenzô. Il glose cette phrase comme suit : &quot;Ce moi est le moi des dix mille dharmas. Cette négation de ne pas être un moi ou un mien ne désigne pas non plus l&apos;absence d&apos;un avoir opposé à un avoir.&quot;



Voici comment d&apos;autres traducteurs se sont frottés au texte :

When the myriad dharmas are each not of the self (Chôdô Cross &amp;amp; Gudô Nishijima, Master Dogen&apos;s Shobogenzo, Windbell Publications, 1994)

 When myriad things are all not self (Thomas Cleary, Shôbôgenzô: Zen Essays by Dôgen, University of Hawaii Press, 1986)

As a myriad things are without an abiding self (Kazuaki Tanahashi (ed.), Moon on a Dewdrop: Writings of zen Master Dôgen, North Point Press, San Francisco, 1985)





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		<id>http://zen.viabloga.com/news/les-dix-mille-dharmas-ne-sont-pas</id>
		<issued>2008-02-16T06:00:17Z</issued>
		<modified>2008-02-16T08:43:40Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[<span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">Je préparais récemment une causerie sur la lecture ou plutôt sur la non-lecture du <a href="http://www.zen-occidental.net/dogen/shobogenzo.html">Shôbôgenzô</a> ("Le trésor de l’œil du vrai dharma"), l’œuvre épaisse et difficile de <a href="http://www.zen-occidental.net/dogen.html">Dôgen</a> (1200-1253), le fondateur de l’école au Japon. Quiconque s’intéresse aujourd’hui au zen est plus ou moins sommé de se frotter à ce livre où le maître zen explore les multiples facettes du réel. Mais l’entreprise est ardue car le lecteur est immédiatement confronté à un problème essentiel&#160;: l’agencement des mots ne fait pas sens. Ce n’est pas même une question de culture bouddhique, de comprendre les termes et les concepts&#160;: les moines zen japonais eux-mêmes le confessent, ils n’y comprennent pas grand chose&#160;! Et pourtant, il ne s’agit pas de simples divagations couchées sur le papier. Le lecteur ressent bien le soin tout particulier de l’écriture et la volonté d’une expression. Après de nombreuses années de fréquentation du texte, des commentaires traditionnels, des diverses traductions proposées, je me demande finalement s’il n’y aurait pas lieu au fond d’être, non un lecteur, mais un non-lecteur de Dôgen.<br />
<br />
Déjà, sans lire l’original japonais, l’accès au texte est très difficile. Dôgen fait un usage très déroutant de sa propre langue qu’il triture jusqu’à l’extrême, laissant souvent les traducteurs en peine. Une simple phrase, pourtant fort simple, suffira à démontrer l’ampleur de la tâche. Pour préparer cette causerie, Je relisais l’ouverture du <i>Shôbôgenzô</i> dans la traduction française de Yoko Orimo. Les deux premières phrases du premier chapitre sont données comme suit&#160;:<br />
<br />
<i>Au moment favorable où les existants sont la loi de l’Éveillé, il y a l’Éveil et l’égarement, il y a la pratique, il y a les naissances et les morts, il y a les éveillés et les êtres.<br />
Au moment favorable où les dix mille existants ne sont plus en moi, il n’y a ni Éveil ni égarement, il n’y a ni éveillés ni êtres, il n’y a ni apparaître ni disparaître. </i><br />
(<i>La vraie Loi, trésor de l’Œil&#160;: Textes choisis du Shôbôgenzô</i>, Éditions du Seuil, 2004, p. 46)<br />
<br />
Mon attention est attirée par l’expression "ne sont plus en moi", puisque Dôgen n’évoque jamais d’une manière ou d’une autre une spatialisation du moi (du moins, à ma connaissance). Je reprends alors la propre traduction de Bernard Faure dont je sais la précision des mots. Il traduit le même passage de la manière suivante&#160;:<br />
<i><br />
Lorsque tous les dharmas sont la Loi bouddhique, il y a illusion et éveil, pratique, naissance, mort, Buddhas et êtres sensibles.<br />
Lorsque les dix mille dharmas sont dénués de moi, il n’y a ni illusion ni éveil, ni Buddhas ni êtres sensibles, ni naissance ni extinction. </i><br />
(<i>La vision immédiate&#160;: Nature, éveil et tradition selon le Shôbôgenzô</i>, Éditions Le Mail, 1987, p. 113)<br />
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Bigre, fis-je&#160;! "Sont dénués de moi", voilà qui n’a pas du tout le même sens que "ne sont plus en moi".<br />
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Force est de reprendre l’original qui est&#160;:<br />
&#35576;&#27861;&#12398;&#20315;&#27861;&#12394;&#12427;&#26178;&#31680;&#12289;&#12377;&#12394;&#12399;&#12385;&#36855;&#24735;&#12354;&#12426;&#12289;&#20462;&#34892;&#12354;&#12426;&#12289;&#29983;&#12354;&#12426;&#12289;&#27515;&#12354;&#12426;&#12289;&#35576;&#20315;&#12354;&#12426;&#12289;&#34886;&#29983;&#12354;&#12426;&#12290;<br />
&#33836;&#27861;&#12392;&#12418;&#12395;&#12431;&#12428;&#12395;&#12354;&#12425;&#12374;&#12427;&#26178;&#31680;&#12289;&#12414;&#12393;&#12402;&#12394;&#12367;&#12373;&#12392;&#12426;&#12394;&#12367;&#12289;&#35576;&#20315;&#12394;&#12367;&#34886;&#29983;&#12394;&#12367;&#12289;&#29983;&#12394;&#12367;&#28357;&#12394;&#12375;&#12290;<br />
<i>Shohô no buppô naru jisetsu, sunawachi meigo ari, shugyô ari, shô ari, shi ari, shobutsu ari, shujô ari.<br />
Bampô tomoni ware ni arazaru jisetsu, madoi naku satori naku, shobutsu naku shujô naku, shô naku metsu nashi.</i><br />
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La phrase mystère est&#160;: &#33836;&#27861;&#12392;&#12418;&#12395;&#12431;&#12428;&#12395;&#12354;&#12425;&#12374;&#12427;&#26178;&#31680;, <i>bampô tomoni ware ni arazaru jisetsu</i>. L’un traduit par "Au moment favorable où les dix mille existants ne sont plus en moi", et l’autre par "Lorsque les dix mille dharmas sont dénués de moi."<br />
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Il y a d’abord ce &#26178;&#31680; <i>jisetsu</i> traduit par Orimo par "au moment favorable". <i>Jisetsu</i> désigne en chinois une période de temps, le moment où commence une période de temps ou encore un anniversaire. Par exemple, l’expression &#20843;&#26178;&#31680; "les huit <i>jisetsu</i>" désigne les deux équinoxes, les deux solstices et le début des quatre saisons. <i>Jisetsu</i> est un moment particulier dans le déroulement temporel. On trouve par exemple dans un texte zen l’expression &#19981;&#24453;&#26178;&#31680; <i>jisetsu o matazu</i>, "ne pas attendre un moment particulier".<br />
<br />
Dans la phrase de Dôgen,<i> jisetsu</i> est utilisé comme une conjonction de temps mais j’ai bien du mal à y entendre un avantage ou une positivité ("un moment favorable"). Certes Dôgen aurait pu simplement utiliser les conjonctions &#26178; <i>toki</i> ou &#26178;&#12395; <i>toki ni</i>, "lorsque", mais je n’arrive pas à lire plus loin qu’une simple scansion du temps, certes plus forte qu’un simple "lorsque" mais assez loin d’un "moment favorable". Il s’agit d’un moment.<br />
<br />
&#33836;&#27861; <i>bampô</i> : les dix mille dharmas. Dharma est à prendre au sens de chose, d’existence et <i>bampô</i>, "les dix mille dharmas" est un synonyme de &#35576;&#27861; <i>shohô</i>, "les dharmas" ou "tous les dharmas" de la première phrase.<br />
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&#12392;&#12418;&#12395; <i>tomoni </i>est un adverbe qui n’est traduit ni par Orimo ni par Faure. Il signifie "ensemble, en commun, les uns avec les autres".<br />
<br />
Et puis vient l’expression problématique &#12431;&#12428;&#12395;&#12354;&#12425;&#12374;&#12427; <i>ware ni arazaru</i>. La copule "être" (A est B) se dit &#12394;&#12426; <i>nari</i> en japonais. Ce mot provient de &#12395;&#12354;&#12426; <i>ni ari </i>("être /se trouver (<i>ari</i>) dans (<i>ni</i>)"). La forme négative, "n’est pas", est &#12394;&#12425;&#12378; <i>narazu</i> (<i>nara</i>, forme indéterminée de <i>nari</i> + suffixe verbal négatif <i>zu)</i> ou plus communément &#12395;&#12354;&#12425;&#12378; <i>ni arazu</i> (particule <i>ni </i>+ <i>ara</i>, forme indéterminée de <i>ari</i> + suffixe verbal négatif <i>zu</i>). <br />
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Si l’on devait retraduire depuis le français "les dix mille dharmas ne sont pas X" on traduirait inévitablement par <i>bampô X ni arazu</i> (forme négative de <i>nari</i>). Mais, si l’on devait retraduire "les dix mille dharmas ne sont pas dans X" on traduirait également avec la forme homonyme <i>bampô X ni arazu</i> (forme négative du verbe <i>ni ari</i>, "être dans/se trouver dans"). <br />
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Note&#160;: Dans la phrase de Dôgen, <i>ni arazaru</i> est la forme dite déterminante de <i>ni arazu</i>. Elle est nécessaire devant la conjonction <i>jisetsu </i>et ne modifie en rien le sens du verbe.<br />
<br />
"N’est pas", "ne se trouve pas dans" : Le sens est évidemment différent. Comment décider&#160;? Les Japonais de l’époque utilisaient aussi non seulement le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hiragana">syllabaire japonais</a> mais des idéogrammes chinois pour certaines formes grammaticales. Mais d’une manière générale, Dôgen utilise le syllabaire pour les formes <i>ni ari</i> ou <i>nari</i>. L’ambiguïté reste entière dans son écriture. Mais cette seconde phrase est écrite en parallèle de la première où, pour le coup, il n’existe aucune difficulté. Il s’agit de la copule être (<i>nari</i>) et non du verbe se trouver dans (<i>ni ari</i>) :<br />
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&#35576;&#27861;&#12398;&#20315;&#27861;&#12394;&#12427;&#26178;&#31680; <i>shohô no buppô naru jisetsu</i> : Lorsque / Au moment où (<i>jisetsu</i>) les dharmas / tous les dharmas (<i>shohô</i>) sont (<i>naru</i> forme déterminante de <i>nari</i>) le dharma du bouddha (<i>buppô</i>).<br />
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Je ne pense donc pas que l’on puisse traduire le <i>ni ari</i> de la seconde phrase par "être dans / se trouver dans". Dans la nouvelle version de sa traduction publiée il y a peu, Yoko Orimo propose "Au moment favorable où aucun des dix mille existants n’est plus en moi" (<i>Shôbôgenzô, La vraie Loi, Trésor de l’Œil</i>, tome 3, Éditions Sully, 2007, p. 15). Le rajout de "aucun" correspond à la traduction de l’adverbe <i>tomoni</i>. Orimo conserve "n’est plus en moi" même si elle précise en note que d’autres traductions sont possibles comme "aucun des dix mille existants n’est plus le moi".<br />
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Mais si les dharmas ne sont pas, que ne sont-ils pas&#160;? Dôgen dit &#12431;&#12428; <i>ware</i> qui n’est autre que le pronom personnel de la première personne ("je" comme sujet, "moi" comme complément). Dôgen fait un usage subtil de différents termes de la personne et distingue le je, le moi et le soi. Une première lecture de <i>bampô tomoni ware ni arazaru jisetsu</i> donnerait "Lorsque tous les dharmas ne sont pas moi" mais le moi en question désigne-t-il bien ici l’appropriation du locuteur&#160;? Car immédiatement, le contexte rappelle la célèbre formule chinoise sur la vacuité des phénomènes, &#35576;&#27861;&#28961;&#25105; <i>shohô muga,</i> "tous les dharmas sont dénués d’un soi", où le sanskrit <i>âtman </i>est rendu par le pronom personnel je </span></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">&#25105;</span></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">.<br />
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Dôgen semble avoir en tête l’expression. Le moi est rendu par la lecture japonaise &#12431;&#12428; <i>ware</i> écrit avec le syllabaire plutôt que par l’utilisation de l’idéogramme chinois &#25105; (lu <i>ware</i> en japonais). Il s’agit donc pas de lire "tous les dharmas ne sont pas moi" mais bien "tous les dharmas ne sont pas un/le moi". Il est intéressant de noter que, dans cette reprise de la formule, Dôgen fait un glissement significatif, puisqu’il délaisse "tous les dharmas n’ont pas de soi" au profit de "les dix mille dharmas ne sont pas le soi" (finalement, Faure fait une erreur de traduction avec son "les dix mille dharmas sont dénués de moi" ou du moins passe-t-il à côté de l’inflexion faite). Dôgen fera une relecture similaire d’une fameuse phrase du <i>Sûtra du Nirvâna</i>, "tous les êtres <u>ont</u> la nature de bouddha" qui deviendra sous sa plume "tous les êtres <u>sont</u> la nature de Bouddha".<br />
<br />
Vous comprenez sans doute maintenant toute la difficulté d’entrer dans ce texte. Je m’arrête tout provisoirement sur une proposition de traduction&#160;: "Au moment où tous les dix mille dharmas ne sont pas du moi" qui, au demeurant, n’est pas encore très éclairante. Car quel est ce moi dont il est question&#160;? L’un des disciples directs de Dôgen a laissé un commentaire détaillé du <i>Shôbôgenzô</i>. Il glose cette phrase comme suit&#160;:<i> "Ce moi est le moi des dix mille dharmas. Cette négation de ne pas être un moi ou un mien ne désigne pas non plus l’absence d’un avoir opposé à un avoir."</i><br />
<br />
Voici comment d’autres traducteurs se sont frottés au texte&#160;:<br />
<i>When the myriad dharmas are each not of the self</i> (Chôdô Cross &amp; Gudô Nishijima, <i>Master Dogen’s Shobogenzo</i>, Windbell Publications, 1994)<br />
<i> When myriad things are all not self</i> (Thomas Cleary, <i>Shôbôgenzô: Zen Essays by Dôgen</i>, University of Hawaii Press, 1986)<br />
<i>As a myriad things are without an abiding self</i> (Kazuaki Tanahashi (ed.), <i>Moon on a Dewdrop: Writings of zen Master Dôgen</i>, North Point Press, San Francisco, 1985)<br />
</span></span>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Le rituel de l&apos;ambroisie</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Notre monde ressemble de plus en plus à celui des esprits affamés (preta en sanskrit), l&apos;une des six destinées de renaissance. L&apos;iconographie bouddhiste représente ces esprits le cou serré, dans l&apos;impossibilité de manger alors que tout leur être crie famine. Il existe dans le zen un rituel tantrique destiné à apaiser ces esprits affamés. On les appelle à se réunir dans un espace sacré et l&apos;on verse de l&apos;ambroisie, une sorte de nectar, dans leur gorge serrée. Au Japon, le rituel (kanromon, le rituel de l&apos;ambroisie) est élargi et fonctionne comme un rituel d&apos;apaisement des souffrances, les siennes propres comme celles d&apos;autrui, celles des morts comme celles des vivants. Je voudrais désormais accomplir ce rituel où l&apos;on s&apos;emplit d&apos;amour et de compassion pour accueillir et transformer nos blessures et nos tristesses. La grandeur n&apos;est-elle pas aussi une pratique de l&apos;amour infini ? La pratique tantrique  uvre dans le domaine du sacré et place l&apos;officiant en demeure d&apos;incarner cet amour. J&apos;inviterai toutes les personnes qui le souhaitent à participer et à assister à ce rituel (dans notre groupe de méditation de Paris). Pour le premier semestre 2008, les dates retenues sont le 29 mars, le 26 avril, le 31 mai et le 28 juin.



Les mains jointes.



</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://zen.viabloga.com/news/le-rituel-de-l-ambroisie"/>
		<id>http://zen.viabloga.com/news/le-rituel-de-l-ambroisie</id>
		<issued>2008-02-14T14:51:04Z</issued>
		<modified>2008-02-14T14:51:04Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[<span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">Notre monde ressemble de plus en plus à celui des <a href="http://www.emus.jp/cgi/pkihon.cgi?SyoID=1&amp;ID=w017&amp;SubID=s000">esprits affamés</a> (<i>preta</i> en sanskrit), l’une des six destinées de renaissance. L’iconographie bouddhiste représente ces esprits le cou serré, dans l’impossibilité de manger alors que tout leur être crie famine. Il existe dans le zen un rituel tantrique destiné à apaiser ces esprits affamés. On les appelle à se réunir dans un espace sacré et l’on verse de l’ambroisie, une sorte de nectar, dans leur gorge serrée. Au Japon, le rituel (<i>kanromon</i>, le rituel de l’ambroisie) est élargi et fonctionne comme un rituel d’apaisement des souffrances, les siennes propres comme celles d’autrui, celles des morts comme celles des vivants. Je voudrais désormais accomplir ce rituel où l’on s’emplit d’amour et de compassion pour accueillir et transformer nos blessures et nos tristesses. La grandeur n’est-elle pas aussi une pratique de l’amour infini&#160;? La pratique tantrique œuvre dans le domaine du sacré et place l’officiant en demeure d’incarner cet amour. J’inviterai toutes les personnes qui le souhaitent à participer et à assister à ce rituel (dans notre <a href="http://www.zen-occidental.net/groupes/paris.html">groupe de méditation de Paris</a>). Pour le premier semestre 2008, les dates retenues sont le 29 mars, le 26 avril, le 31 mai et le 28 juin.<br />
<br />
Les mains jointes.</span></span>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Le renouvellement des préceptes</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Dans le zen, la grandeur s&apos;exprime dans les préceptes de bodhisattva (bosatsukai). Ils sont récapitulés dans les trois purs préceptes : ne pas faire le mal, faire le bien et aimer autrui. Ce ne sont ni des règles ni des guides ni des recommandations, mais l&apos;affirmation même de l&apos;éveil en nos vies. Lorsque je les récite, je n&apos;entends que l&apos;ouverture et l&apos;intrépidité qui les soutient. Traditionnellement, on reçoit ces préceptes au cours d&apos;un rituel. Le bodhisattva témoigne ainsi de sa volonté de laisser émerger en lui l&apos;éveil. Ce n&apos;est pas pour autant, bien sûr, que ses gestes et ses attitudes seront automatiquement et immédiatement transformés. Les impuissances, les défaillances se perpétuent aussi. Prendre ces préceptes nous engage d&apos;abord à devenir pleinement conscient de nos actes, de nos paroles et de nos pensées, à ressentir comme chacun de nos gestes, même le plus anodin, oriente notre vie et la vie de ce monde. 



Dans toutes les écoles bouddhistes, on renouvelle périodiquement les préceptes, habituellement à la pleine et la nouvelle lune (au Japon, qui a adopté le calendrier solaire, le 15 et le 30 du mois ; aux États-Unis ou en Europe, dans les différents centres occidentaux, plutôt une fois par mois). Il s&apos;agit de réentendre toute leur force et leur inspiration. Jusqu&apos;à présent, j&apos;ai négligé ce renouvellement des préceptes ; il est vrai que cette pratique n&apos;est guère en usage dans les centres zen français. Mais aujourd&apos;hui, j&apos;ai besoin de me remémorer cet engagement intérieur, sentir comme la grandeur n&apos;est jamais assez grande, comme l&apos;audace n&apos;est jamais assez audacieuse. Pour moi-même, je renouvellerai formellement ces préceptes chaque mois. J&apos;ai également donné ces préceptes à quelques personnes. Je ne peux donc que les inviter à se joindre à ce cérémonial. Les inviter à sentir comme ce chemin du bodhisattva est un chemin où, en conscience et à chaque instant, on s&apos;efforce à la grandeur.



Les mains jointes.



On trouvera ici quelques photographies du cérémonial prises au temple de Yôfukuji (école sôtô, Japon).




</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://zen.viabloga.com/news/le-renouvellement-des-preceptes"/>
		<id>http://zen.viabloga.com/news/le-renouvellement-des-preceptes</id>
		<issued>2008-02-12T09:23:52Z</issued>
		<modified>2008-02-12T10:06:32Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[<span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">Dans le zen, la grandeur s’exprime dans <a href="http://www.zen-occidental.net/causeries/ordination.html">les préceptes de bodhisattva (<i>bosatsukai</i>)</a>. Ils sont récapitulés dans les trois purs préceptes&#160;: ne pas faire le mal, faire le bien et aimer autrui. Ce ne sont ni des règles ni des guides ni des recommandations, mais l’affirmation même de l’éveil en nos vies. Lorsque je les récite, je n’entends que l’ouverture et l’intrépidité qui les soutient. Traditionnellement, on reçoit ces préceptes au cours d’un rituel. Le bodhisattva témoigne ainsi de sa volonté de laisser émerger en lui l’éveil. Ce n’est pas pour autant, bien sûr, que ses gestes et ses attitudes seront automatiquement et immédiatement transformés. Les impuissances, les défaillances se perpétuent aussi. Prendre ces préceptes nous engage d’abord à devenir pleinement conscient de nos actes, de nos paroles et de nos pensées, à ressentir comme chacun de nos gestes, même le plus anodin, oriente notre vie et la vie de ce monde. <br />
<br />
Dans toutes les écoles bouddhistes, on renouvelle périodiquement les préceptes, habituellement à la pleine et la nouvelle lune (au Japon, qui a adopté le calendrier solaire, le 15 et le 30 du mois&#160;; aux États-Unis ou en Europe, dans les différents centres occidentaux, plutôt une fois par mois). Il s’agit de réentendre toute leur force et leur inspiration. Jusqu’à présent, j’ai négligé ce renouvellement des préceptes&#160;; il est vrai que cette pratique n’est guère en usage dans les centres zen français. Mais aujourd’hui, j’ai besoin de me remémorer cet engagement intérieur, sentir comme la grandeur n’est jamais assez grande, comme l’audace n’est jamais assez audacieuse. Pour moi-même, je renouvellerai formellement ces préceptes chaque mois. J’ai également donné ces préceptes à quelques personnes. Je ne peux donc que les inviter à se joindre à ce cérémonial. Les inviter à sentir comme ce chemin du bodhisattva est un chemin où, en conscience et à chaque instant, on s’efforce à la grandeur.<br />
<br />
Les mains jointes.<br />
<br />
<a href="http://www.yofukuji.com/event/1231/index.htm">On trouvera ici quelques photographies du cérémonial prises au temple de Yôfukuji (école sôtô, Japon).</a></span></span><br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Ovni (objet vide non identifié)</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Heart Sutra de Will Barry (écoutez) :






Les paroles :



I think we all know that Bodhisattva 

Practicing deep Prajna Paramita 

Percieved the emptiness of the five conditions 

Avalokitesvara 



O, Shariputra 

Don&apos;t you know that emptiness is form 

form is emptiness 

All things are like this 



Sensations, perceptions/, reactions, consciousness 

are also like this. 

O, Shariputra, 

all things are expressions of emptiness, 

Not born, not destroyed, not stained, not pure; 

Neither waxing nor waning. 

Thus empti/ness is not form; 

not sensation nor perception, 

not formation nor consciousness. 

No eye, ear, nose, tongue, body, mind; 

No color, sound, smell, taste, touch, 

No realm of sight, no realm of consciousness; 

Yeah all things are like this 



No/ ig/no/rance/, no/ end/ to/ ig/no/rance/; 

No/ old/ age/ and/ death/, 

No/ ces/sa/tion/ of/ old/ age/ and/ death/; 

No/ suf/fer/ing/, nor/ cause/ or/ end/ to/ suf/fer/ing/; 

No/ path/, no/ wis/dom/ and/ no/ gain/. 

No/ gain/ ¨C thus/ Bod/dhi/satt/vas/ live/ this/ Praj/na/ Pa/ra/mi/ta/* 

With/ no/ hin/drance/ of/ mind/ ¨C 

No/ hin/drance/ there/fore/ no/ fear/. 

Far/ be/yond/ all/ de/lu/sion/, Nir/va/na/ is/ al/rea/dy/ here/. 

All/ past/, pre/sent/ and/ fu/ture/ Budd/has/ 

Live/ this/ Praj/na/ Pa/ra/mi/ta/* 

And/ re/al/ize/ su/preme/ and/ com/plete/ en/light/en/ment/. 

There/fore/ know/ that/ Praj/na/ Pa/ra/mi/ta/ 

Is/ the/ sac/red/ man/tra/, the/ lu/min/ous/ man/tra/, 

the/ sup/reme/ man/tra/, the/ in/com/pa/ra/ble/ man/tra/ 

by/ which/ all/ suf/fe/ring/ is/ clear/. 

This/ is/ no/ o/ther/ than/ Truth/. 

There/fore/ set/ forth/ the/ Praj/na/ Pa/ra/mi/ta/ man/tra/. 

Set/ forth/ this/ man/tra/ and/ pro/claim/:* 



Gate! Gate! 

Paragate! 

Parasamgate! 

Bodhi! Svaha!







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://zen.viabloga.com/news/ovni-objet-vide-non-identifie"/>
		<id>http://zen.viabloga.com/news/ovni-objet-vide-non-identifie</id>
		<issued>2008-01-31T12:26:07Z</issued>
		<modified>2008-01-31T14:11:05Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[<span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;"><i>Heart Sutra</i> de Will Barry (écoutez) :<br />
<br />
<a href="http://zen.viabloga.com//files/willbarry_heartsutra.mp3"></a><br/>
<span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;"><br />
<b>Les paroles&#160;:</b><br />
<br />
I think we all know that Bodhisattva <br />
Practicing deep Prajna Paramita <br />
Percieved the emptiness of the five conditions <br />
Avalokitesvara <br />
<br />
O, Shariputra <br />
Don't you know that emptiness is form <br />
form is emptiness <br />
All things are like this <br />
<br />
Sensations, perceptions/, reactions, consciousness <br />
are also like this. <br />
O, Shariputra, <br />
all things are expressions of emptiness, <br />
Not born, not destroyed, not stained, not pure; <br />
Neither waxing nor waning. <br />
Thus empti/ness is not form; <br />
not sensation nor perception, <br />
not formation nor consciousness. <br />
No eye, ear, nose, tongue, body, mind; <br />
No color, sound, smell, taste, touch, <br />
No realm of sight, no realm of consciousness; <br />
Yeah all things are like this <br />
<br />
No/ ig/no/rance/, no/ end/ to/ ig/no/rance/; <br />
No/ old/ age/ and/ death/, <br />
No/ ces/sa/tion/ of/ old/ age/ and/ death/; <br />
No/ suf/fer/ing/, nor/ cause/ or/ end/ to/ suf/fer/ing/; <br />
No/ path/, no/ wis/dom/ and/ no/ gain/. <br />
No/ gain/ ¨C thus/ Bod/dhi/satt/vas/ live/ this/ Praj/na/ Pa/ra/mi/ta/* <br />
With/ no/ hin/drance/ of/ mind/ ¨C <br />
No/ hin/drance/ there/fore/ no/ fear/. <br />
Far/ be/yond/ all/ de/lu/sion/, Nir/va/na/ is/ al/rea/dy/ here/. <br />
All/ past/, pre/sent/ and/ fu/ture/ Budd/has/ <br />
Live/ this/ Praj/na/ Pa/ra/mi/ta/* <br />
And/ re/al/ize/ su/preme/ and/ com/plete/ en/light/en/ment/. <br />
There/fore/ know/ that/ Praj/na/ Pa/ra/mi/ta/ <br />
Is/ the/ sac/red/ man/tra/, the/ lu/min/ous/ man/tra/, <br />
the/ sup/reme/ man/tra/, the/ in/com/pa/ra/ble/ man/tra/ <br />
by/ which/ all/ suf/fe/ring/ is/ clear/. <br />
This/ is/ no/ o/ther/ than/ Truth/. <br />
There/fore/ set/ forth/ the/ Praj/na/ Pa/ra/mi/ta/ man/tra/. <br />
Set/ forth/ this/ man/tra/ and/ pro/claim/:* <br />
<br />
Gate! Gate! <br />
Paragate! <br />
Parasamgate! <br />
Bodhi! Svaha!</span></span></span></span>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>La grandeur</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Le Grand Véhicule désigne une doctrine et un mouvement, il s&apos;agit du Véhicule des bodhisattva. Mais, pour en comprendre réellement la portée, il convient, disent tous les textes, de dépasser cette première acception, trop superficielle encore, et d&apos;exposer le sens profond du mot «grand».  



«Grand» n&apos;est pas une simple qualification, il s&apos;agit d&apos;une vocation à vivre dans l&apos;authenticité. Qui s&apos;exerce au Grand Véhicule déploie simplement son c ur. La grandeur est un sentiment inépuisable tout à la fois de force, de confiance, de douceur et de bonté, de tendresse aussi. Adopter ce mot de «grand» est comme une manière de rassembler toutes ces attitudes sous un seul vocable. Il ne s&apos;agit évidemment pas de simples attitudes intérieures mais de tous les gestes inouïs et résolus de l&apos;amour. Le Grand Véhicule, en tant que corps doctrinal ou corpus de textes, n&apos;invite qu&apos;à sonder, éprouver, vivifier ce sentiment de grandeur.



«Grand» est la parole vive par excellence, car la grandeur vient de la vie et va à la vie. «Grand» n&apos;a pas le sens de haut, mais celui de vaste et de large. La grandeur n&apos;est pas une abstraction mais un art de vivre. Dans la tradition de l&apos;éveil (le bouddhisme), «grand» exprime que tout commence et que tout finit, ici, dans l&apos;expérience la plus triviale, la plus ordinaire de notre condition. Nous avons toujours des idées et des idéaux sur ce qu&apos;est ou ce que devrait être la réalité, mais nous devons aller plus loin, faire un pas supplémentaire, vers l&apos;ici-même, dans la réalité. Nous y installer, ou plutôt, puisque nous y sommes déjà, nous y réinstaller, mais autrement, pour de bon. La grandeur, c&apos;est déjà simplement commencer par mesurer que nous avons un corps, que nous sommes un corps. Parfois, on pense être comme une âme emprisonnée, nous aimerions pouvoir nous détacher des humeurs, des dérèglements, des limitations de cette enveloppe corporelle, pour vivre dans les espaces illimités de l&apos;esprit qui peut tout imaginer, tout penser. Mais la grandeur n&apos;est pas là. La grandeur ne consiste pas à nous abstraire de ce monde, de ce corps que nous avons, mais à reconnaître que nous sommes, de part en part, toutes ces humeurs, ces dérèglements et ces limitations. Nous devons non seulement les reconnaître, mais les éprouver. Nous nous croyons emprisonnés, nous pensons qu&apos;il nous faudrait quitter ce corps-ci et ce mental-ci, mais que serions-nous une fois dépouillés de toutes ces gangues corporelles et mentales ? Absolument rien. Car notre existence ne s&apos;accomplit que dans ce corps et ce mental. Et nulle part ailleurs.



Les mains jointes.







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://zen.viabloga.com/news/la-grandeur"/>
		<id>http://zen.viabloga.com/news/la-grandeur</id>
		<issued>2008-01-30T08:19:22Z</issued>
		<modified>2008-01-30T08:19:22Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[<span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">Le Grand Véhicule désigne une doctrine et un mouvement, il s’agit du Véhicule des <i>bodhisattva</i>. Mais, pour en comprendre réellement la portée, il convient, disent tous les textes, de dépasser cette première acception, trop superficielle encore, et d’exposer le sens profond du mot «grand».  <br />
<br />
«Grand» n’est pas une simple qualification, il s’agit d’une vocation à vivre dans l’authenticité. Qui s’exerce au Grand Véhicule déploie simplement son cœur. La grandeur est un sentiment inépuisable tout à la fois de force, de confiance, de douceur et de bonté, de tendresse aussi. Adopter ce mot de «grand» est comme une manière de rassembler toutes ces attitudes sous un seul vocable. Il ne s’agit évidemment pas de simples attitudes intérieures mais de tous les gestes inouïs et résolus de l’amour. Le Grand Véhicule, en tant que corps doctrinal ou corpus de textes, n’invite qu’à sonder, éprouver, vivifier ce sentiment de grandeur.<br />
<br />
«Grand» est la parole vive par excellence, car la grandeur vient de la vie et va à la vie. «Grand» n’a pas le sens de haut, mais celui de vaste et de large. La grandeur n’est pas une abstraction mais un art de vivre. Dans la tradition de l’éveil (le bouddhisme), «grand» exprime que tout commence et que tout finit, ici, dans l’expérience la plus triviale, la plus ordinaire de notre condition. Nous avons toujours des idées et des idéaux sur ce qu’est ou ce que devrait être la réalité, mais nous devons aller plus loin, faire un pas supplémentaire, vers l’ici-même, dans la réalité. Nous y installer, ou plutôt, puisque nous y sommes déjà, nous y réinstaller, mais autrement, pour de bon. La grandeur, c’est déjà simplement commencer par mesurer que nous avons un corps, que nous <i>sommes </i>un corps. Parfois, on pense être comme une âme emprisonnée, nous aimerions pouvoir nous détacher des humeurs, des dérèglements, des limitations de cette enveloppe corporelle, pour vivre dans les espaces illimités de l’esprit qui peut tout imaginer, tout penser. Mais la grandeur n’est pas là. La grandeur ne consiste pas à nous abstraire de ce monde, de ce corps que nous avons, mais à reconnaître que nous sommes, de part en part, toutes ces humeurs, ces dérèglements et ces limitations. Nous devons non seulement les reconnaître, mais les éprouver. Nous nous croyons emprisonnés, nous pensons qu’il nous faudrait quitter ce corps-ci et ce mental-ci, mais que serions-nous une fois dépouillés de toutes ces gangues corporelles et mentales&#160;? Absolument rien. Car notre existence ne s’accomplit que dans ce corps et ce mental. Et nulle part ailleurs.<br />
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Les mains jointes.<br />
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<img width="400" height="245" src="http://zen.viabloga.com/images/enfants_t.jpg" alt="" /></span></span>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Quelques précisions minimes mais qui ont leur importance</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je reçois un nombre grandissant de courriers électroniques. J&apos;essaye de répondre à chacun mais ne vous formalisez pas si je vous réponds succinctement ou avec un peu de retard. Je consacre déjà près de deux heures chaque jour à répondre aux appels ou aux lettres des uns et des autres, aussi aux personnes qui me sont proches et qui avancent dans la voie du c ur. Mon emploi du temps est assez chargé.



Vous pouvez contribuer par un don, par exemple à l&apos;association. Vous trouverez ici quelques explications. Sinon, vous pouvez faire directement un don en ligne via le système sécurisé PayPal (cliquez sur l&apos;icône dans la colonne de droite).



Ce blog est collaboratif. C&apos;est-à-dire que seules les personnes ayant une autorisation peuvent écrire des commentaires et ce, afin d&apos;éviter les spams et les messages déplacés (la plate-forme Viabloga qui héberge ce blog ne permet pas une modération des messages avant leur publication). Si vous souhaitez écrire des commentaires, il vous suffit de m&apos;écrire et vous recevrez un identifiant et un mot de passe. Présentez-vous en quelques lignes, c&apos;est toujours plus agréable.



Les mains jointes.





</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://zen.viabloga.com/news/quelques-precisions-minimes-mais-qui-ont-leur-importance"/>
		<id>http://zen.viabloga.com/news/quelques-precisions-minimes-mais-qui-ont-leur-importance</id>
		<issued>2008-01-24T14:45:51Z</issued>
		<modified>2008-01-24T14:49:02Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[<span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">Je reçois un nombre grandissant de courriers électroniques. J’essaye de répondre à chacun mais ne vous formalisez pas si je vous réponds succinctement ou avec un peu de retard. Je consacre déjà près de deux heures chaque jour à répondre aux appels ou aux lettres des uns et des autres, aussi aux personnes qui me sont proches et qui avancent dans la voie du cœur. Mon emploi du temps est assez chargé.<br />
<br />
Vous pouvez contribuer par un don, par exemple à l’association. <a href="http://www.zen-occidental.net/soutenir.html">Vous trouverez ici quelques explications</a>. Sinon, vous pouvez faire directement un don en ligne via le système sécurisé PayPal (cliquez sur l'icône dans la colonne de droite).<br />
<br />
Ce blog est collaboratif. C’est-à-dire que seules les personnes ayant une autorisation peuvent écrire des commentaires et ce, afin d’éviter les spams et les messages déplacés (la plate-forme <a href="http://viabloga.com/">Viabloga</a> qui héberge ce blog ne permet pas une modération des messages avant leur publication). Si vous souhaitez écrire des commentaires, il vous suffit de m’écrire et vous recevrez un identifiant et un mot de passe. Présentez-vous en quelques lignes, c’est toujours plus agréable.<br />
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Les mains jointes.<br />
</span></span>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Le Bouddha était grand car les hommes étaient grands</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je lis Crooked Cucumber, la très belle biographie de Shunryû Suzuki écrite par David Chadwick. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Shunryû Suzuki (1904-1971) est un moine de l&apos;école zen sôtô qui s&apos;installa aux États-Unis au début des années soixante. Sa force et sa simplicité touchèrent un grand nombre d&apos;Américains qui pratiquèrent sous sa direction. L&apos;écriture de David Chadwick, qui fut son disciple, est humble et resplendit d&apos;amour pour le maître. La biographie est entrecoupée de citations de Shunryû. Je suis transpercé par celle-ci :



Buddha was great because people were great. When people are not ready, there will be no Buddha. I don&apos;t expect everyone of you to be a great teacher, but we must have eyes to see what is good and that which is not so good. This kind of mind will be acquired by practice. (&quot;Le Bouddha était grand car les hommes étaient grands. Lorsque les hommes ne sont pas prêts, il n&apos;y a pas de Bouddha. Je n&apos;attends pas de chacun d&apos;entre vous que vous soyez un grand enseignant, mais nous devons avoir un  il qui voit ce qui est bon et ce qui n&apos;est pas si bon. Cette sorte d&apos;esprit s&apos;obtient par la pratique.&quot;, p. 209)



Je suis ému car, en trois lignes seulement, Shunryû dit toute la vérité du zen. Au fond, cette pratique nous enseigne seulement ce qui est juste de ce qui ne l&apos;est pas. Une telle justesse ne s&apos;exprime jamais par des règles que l&apos;on pourrait mémoriser. Mais lorsque l&apos;homme est grand, il sait exactement ce qui juste ou non.



Le rôle d&apos;un enseignant zen n&apos;est-il pas d&apos;ouvrir à la grandeur et, sans relâche, de permettre aux hommes et aux femmes de l&apos;approfondir ? Depuis neuf ans maintenant, j&apos;enseigne le zen dans notre communauté Un Zen Occidental, mais la grandeur n&apos;est pas toujours vue, entendue et comprise comme elle le devrait. Souvent, effectivement, les hommes ne sont pas prêts. 



Ce samedi 26 janvier, nous avons une journée de méditation à Paris au Centre Assise près de Beaubourg. Le matin, je parlerai des quatre stades de la grandeur telle qu&apos;on l&apos;explique dans la tradition zen : douter de la grandeur (jap. daigi), réaliser la grandeur (jap. daigo), utiliser la grandeur (jap. daiyû) et accomplir la grandeur (jap. daitetsu). En fin d&apos;après-midi, j&apos;exposerai de nouveaux changements dans le fonctionnement de notre communauté qui n&apos;ont pour but que de mieux faire entendre cette grandeur. Ces changements marqueront une nouvelle étape dans la vie de notre groupe. J&apos;ai donc demandé à tous ses membres d&apos;être présents. J&apos;ai également demandé à d&apos;autres personnes de venir pour l&apos;occasion. Fabrice Midal, enseignant bouddhiste, se joindra à nous. Toute personne extérieure peut également librement se joindre à cette assemblée. Si vous êtes intéressé(e), il vous suffit de m&apos;écrire, je vous donnerai l&apos;adresse exacte et le code de l&apos;immeuble.



Les mains jointes.



Photographie : Shunryû Suzuki (1968, DR).




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		<modified>2008-01-23T10:00:55Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[<span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;"><img width="211" hspace="5" height="184" align="right" alt="" src="http://zen.viabloga.com/images/suzuki1.jpg" />Je lis <a href="http://www.amazon.com/Crooked-Cucumber-Teaching-Shunryu-Suzuki/dp/0767901053"><i>Crooked Cucumber</i></a>, la très belle biographie de Shunryû Suzuki écrite par <a href="http://www.cuke.com/">David Chadwick</a>. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Shunryû Suzuki (1904-1971) est un moine de <a href="http://www.zen-occidental.net/nishijima/soto1.html">l’école zen sôtô</a> qui s’installa aux États-Unis au début des années soixante. Sa force et sa simplicité touchèrent un grand nombre d’Américains qui pratiquèrent sous sa direction. L’écriture de David Chadwick, qui fut son disciple, est humble et resplendit d’amour pour le maître. La biographie est entrecoupée de citations de Shunryû. Je suis transpercé par celle-ci&#160;:<br />
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<i>Buddha was great because people were great. When people are not ready, there will be no Buddha. I don’t expect everyone of you to be a great teacher, but we must have eyes to see what is good and that which is not so good. This kind of mind will be acquired by practice.</i> ("Le Bouddha était grand car les hommes étaient grands. Lorsque les hommes ne sont pas prêts, il n’y a pas de Bouddha. Je n’attends pas de chacun d’entre vous que vous soyez un grand enseignant, mais nous devons avoir un œil qui voit ce qui est bon et ce qui n’est pas si bon. Cette sorte d’esprit s’obtient par la pratique.", p. 209)<br />
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Je suis ému car, en trois lignes seulement, Shunryû dit toute la vérité du zen. Au fond, cette pratique nous enseigne seulement ce qui est juste de ce qui ne l’est pas. Une telle justesse ne s’exprime jamais par des règles que l’on pourrait mémoriser. Mais lorsque l’homme est grand, il sait exactement ce qui juste ou non.<br />
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Le rôle d’un enseignant zen n’est-il pas d’ouvrir à la grandeur et, sans relâche, de permettre aux hommes et aux femmes de l’approfondir&#160;? Depuis neuf ans maintenant, j’enseigne le zen dans notre communauté <a href="http://www.zen-occidental.net/index.html">Un Zen Occidental</a>, mais la grandeur n’est pas toujours vue, entendue et comprise comme elle le devrait. Souvent, effectivement, les hommes ne sont pas prêts. <br />
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Ce samedi 26 janvier, nous avons une journée de méditation à Paris au Centre Assise près de Beaubourg. Le matin, je parlerai des quatre stades de la grandeur telle qu’on l’explique dans la tradition zen&#160;: douter de la grandeur (jap. <i>daigi</i>), réaliser la grandeur (jap. <i>daigo</i>), utiliser la grandeur (jap. <i>daiyû</i>) et accomplir la grandeur (jap. <i>daitetsu</i>). En fin d’après-midi, j’exposerai de nouveaux changements dans le fonctionnement de notre communauté qui n’ont pour but que de mieux faire entendre cette grandeur. Ces changements marqueront une nouvelle étape dans la vie de notre groupe. J’ai donc demandé à tous ses membres d’être présents. J’ai également demandé à d'autres personnes de venir pour l’occasion. <a href="http://www.fabrice-midal.org/">Fabrice Midal</a>, enseignant bouddhiste, se joindra à nous. Toute personne extérieure peut également librement se joindre à cette assemblée. Si vous êtes intéressé(e), il vous suffit de m’écrire, je vous donnerai l’adresse exacte et le code de l’immeuble.<br />
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Les mains jointes.<br />
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Photographie&#160;: Shunryû Suzuki (1968, DR).</span></span><br />]]></content>
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	<entry>
		<title>En un lieu pur et nu</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Un poème fameux du zen chinois (

Sandôkai

) commence par ce quatrain :



L&apos;esprit du grand sage de l&apos;Inde 

S&apos;est secrètement transmis d&apos;Occident en Orient. 

Les facultés humaines sont vives ou faibles, 

Mais dans la voie, il n&apos;y a pas de patriarche du sud ou du nord.



Aujourd&apos;hui, le zen se transmet d&apos;Orient en Occident. Notre communauté s&apos;appelle 

Un Zen Occidental

, pensant que le zen peut se développer ici en Europe au XXIe siècle avec des modes d&apos;apprentissage quelque peu différents de l&apos;Orient. Mais parfois l&apos;intitulé prête à confusion et devient source de mécompréhension. On croit (à tort ou à raison ) que le zen à l&apos;Orientale serait religieux, ritualisé, inconfortable, difficile et donc qu&apos;Un Zen Occidental devrait être à l&apos;opposé areligieux, déritualisé, confortable et facile.



Certes, pour ceux qui se joignent à nous, l&apos;environnement paraît assez différent des temples bouddhistes orientaux, nous n&apos;avons que peu de rituels, peu de mots en japonais, etc. Mon propos n&apos;est pourtant pas de modifier l&apos;enseignement, de l&apos;adapter, voire même de faire des concessions à notre culture de consommation. Je cherche simplement les expressions à même de dévoiler pleinement toute la beauté irradiante de cette voie dans notre contexte moderne et européen. Comment ici, des hommes et des femmes peuvent-ils la voir, y entrer, en témoigner ?



En Orient comme en Occident, le zen ne cherche pas à se conformer aux désirs ou aux tempéraments des êtres. Les désirs sont toujours multiples. Certains voudront un zen dépouillé, d&apos;autres le voudront exubérant. Et s&apos;il se conformait aux désirs des êtres, il dévierait de sa voie qui avance droit et qui laisse derrière elle toutes les oppositions.



J&apos;ai reçu les préceptes bouddhistes de 

Taisen Deshimaru

 et la transmission zen de 

Gudô Nishijima

 mais, quand je réfléchis profondément, je reconnais 

Ryôtan Tokuda

, l&apos;humble moine qui aujourd&apos;hui a obscurci ses traces, comme mon véritable père. Pourquoi ? Simplement, parce que je ne vois aucune différence entre lui et moi. Je me vois et je le vois, je le vois et je me vois. Telle est la relation singulière du maître et du disciple. Chaque jour, chaque instant, une gratitude infinie s&apos;élève dans mon esprit. Des années durant, nous nous sommes rencontrés, non pas pour voir quelqu&apos;un d&apos;autre, lui, un Français, moi, un Japonais, non pas pour parler du zen ni même pour pratiquer ensemble ou nous élever spirituellement. Cette rencontre était au-delà de toutes ces aspirations. Nous nous sommes simplement rencontrés en un lieu pur et nu, silencieux et sacré. Un lieu qui n&apos;aura jamais de nom.



Ryôtan transmettait la voie. Mais transmettre ne signifie pas transmettre une histoire, des paroles ni même une expérience. La voie est transmise lorsque nous nous rencontrons en ce lieu qui n&apos;a pas de nom. Dans le zen, nous disons que le Bouddha Shâkyamuni a transmis à Mahâkashyâpa et que Mahâkashyâpa a simultanément transmis au Bouddha Shâkyamuni. Si le Bouddha avait eu quelque chose à transmettre, Mahâkashyâpa n&apos;aurait jamais pu transmettre au Bouddha Shâkyamuni.



Ryôtan pratiquait un zen à l&apos;Orientale, il avait été élevé dans la culture japonaise et formé dans les temples, je pratique un zen à l&apos;Occidentale. Nos paroles, nos styles sont différents. Chacun parle évidemment avec son histoire, sa culture, sa langue, son caractère qui lui est propre. Mais ce que les paroles pointent ne doit jamais dépendre d&apos;une histoire personnelle ou collective, d&apos;une langue ou d&apos;une culture. Elles ne doivent même pas dépendre de sa propre expérience. Lorsqu&apos;on parle de sa propre expérience, on ne parle au fond que de soi, non de ce lieu qui n&apos;a pas de nom où l&apos;on se défait de soi.





 

Les mains jointes.


</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://zen.viabloga.com/news/en-un-lieu-pur-et-nu"/>
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		<issued>2008-01-16T23:13:15Z</issued>
		<modified>2008-01-22T10:38:11Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[<span style="font-family: Verdana;">Un poème fameux du zen chinois (</span><a href="http://www.sacred-texts.com/bud/zen/sandokai.htm"><span style="font-family: Verdana;"><i>Sandôkai</i></span></a><span style="font-family: Verdana;">) commence par ce quatrain&#160;:<br />
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<i>L’esprit du grand sage de l’Inde <br />
S’est secrètement transmis d'Occident en Orient. <br />
Les facultés humaines sont vives ou faibles, <br />
Mais dans la voie, il n’y a pas de patriarche du sud ou du nord.</i><br />
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Aujourd’hui, le zen se transmet d’Orient en Occident. Notre communauté s’appelle </span><a href="http://www.zen-occidental.net/"><span style="font-family: Verdana;">Un Zen Occidental</span></a><span style="font-family: Verdana;">, pensant que le zen peut se développer ici en Europe au XXIe siècle avec des modes d’apprentissage quelque peu différents de l’Orient. Mais parfois l’intitulé prête à confusion et devient source de mécompréhension. On croit (à tort ou à raison…) que le zen à l’Orientale serait religieux, ritualisé, inconfortable, difficile et donc qu’Un Zen Occidental devrait être à l’opposé areligieux, déritualisé, confortable et facile.<br />
<br />
Certes, pour ceux qui se joignent à nous, l’environnement paraît assez différent des temples bouddhistes orientaux, nous n’avons que peu de rituels, peu de mots en japonais, etc. Mon propos n’est pourtant pas de modifier l’enseignement, de l’adapter, voire même de faire des concessions à notre culture de consommation. Je cherche simplement les expressions à même de dévoiler pleinement toute la beauté irradiante de cette voie dans notre contexte moderne et européen. Comment ici, des hommes et des femmes peuvent-ils la voir, y entrer, en témoigner&#160;?<br />
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En Orient comme en Occident, le zen ne cherche pas à se conformer aux désirs ou aux tempéraments des êtres. Les désirs sont toujours multiples. Certains voudront un zen dépouillé, d’autres le voudront exubérant. Et s’il se conformait aux désirs des êtres, il dévierait de sa voie qui avance droit et qui laisse derrière elle toutes les oppositions.<br />
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J’ai reçu les préceptes bouddhistes de </span><a href="http://zen.viabloga.com/news/taisen-deshimaru"><span style="font-family: Verdana;">Taisen Deshimaru</span></a><span style="font-family: Verdana;"> et la transmission zen de </span><a href="http://www.zen-occidental.net/gudo.html"><span style="font-family: Verdana;">Gudô Nishijima</span></a><span style="font-family: Verdana;"> mais, quand je réfléchis profondément, je reconnais </span><a href="http://zen.viabloga.com/news/ryotan-tokuda"><span style="font-family: Verdana;">Ryôtan Tokuda</span></a><span style="font-family: Verdana;">, l’humble moine qui aujourd’hui a obscurci ses traces, comme mon véritable père. Pourquoi&#160;? Simplement, parce que je ne vois aucune différence entre lui et moi. Je me vois et je le vois, je le vois et je me vois. Telle est la relation singulière du maître et du disciple. Chaque jour, chaque instant, une gratitude infinie s’élève dans mon esprit. Des années durant, nous nous sommes rencontrés, non pas pour voir quelqu’un d’autre, lui, un Français, moi, un Japonais, non pas pour parler du zen ni même pour pratiquer ensemble ou nous élever spirituellement. Cette rencontre était au-delà de toutes ces aspirations. Nous nous sommes simplement rencontrés en un lieu pur et nu, silencieux et sacré. Un lieu qui n’aura jamais de nom.<br />
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Ryôtan transmettait la voie. Mais transmettre ne signifie pas transmettre une histoire, des paroles ni même une expérience. La voie est transmise lorsque nous nous rencontrons en ce lieu qui n’a pas de nom. Dans le zen, nous disons que le Bouddha Shâkyamuni a transmis à Mahâkashyâpa et que Mahâkashyâpa a simultanément transmis au Bouddha Shâkyamuni. Si le Bouddha avait eu <i>quelque chose </i>à transmettre, Mahâkashyâpa n’aurait jamais pu transmettre au Bouddha Shâkyamuni.<br />
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Ryôtan pratiquait un zen à l’Orientale, il avait été élevé dans la culture japonaise et formé dans les temples, je pratique un zen à l’Occidentale. Nos paroles, nos styles sont différents. Chacun parle évidemment avec son histoire, sa culture, sa langue, son caractère qui lui est propre. Mais ce que les paroles pointent ne doit jamais dépendre d’une histoire personnelle ou collective, d’une langue ou d’une culture. Elles ne doivent même pas dépendre de sa<i> propre </i>expérience. Lorsqu’on parle de sa propre expérience, on ne parle au fond que de soi, non de ce lieu qui n’a pas de nom où l’on se défait de soi.</span><span style="font-family: Verdana;"><img width="135" height="200" align="right" alt="" src="http://zen.viabloga.com/images/monkjap3.gif" /></span><br />
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Les mains jointes.</span><br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Push the limits (le kôan)</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Depuis le début de l&apos;année, le programme des soirées de notre groupe parisien est légèrement modifié. Le lundi et le mercredi sont consacrés au seul silence lumineux de la méditation, la durée des assises passant désormais de 30 à 40 minutes. Le jeudi est, lui, désormais consacré à des cycles d&apos;enseignements.



Quelqu&apos;un me demande pourquoi avoir allongé la durée des méditations de dix minutes ? 



On peut parfois croire méditer alors que tout simplement on reste assis tranquillement dans un état doucereux entrecoupé de quelques pensées de-ci, de-là. La méditation est pourtant loin d&apos;être une pratique immobile du rêve. Elle requiert une force qui transperce les illusions. Lorsqu&apos;on s&apos;exerce longuement, on entre véritablement dans l&apos;expérience d&apos;un corps et d&apos;un mental unifiés : on est même sommé de s&apos;installer dans cette expérience. Certes, on peut encore rêvasser, mais cela devient plus difficile.



Une énigme aussi surgit, car on ressent plus fortement, plus réellement encore ses propres limites (qu&apos;elles soient physiques ou mentales). Ces limites nous questionnent : Faut-il impassiblement les ignorer, faire comme si elles n&apos;existaient pas, donner le change quand tout le monde reste immobile dans la salle de méditation ? Ou bien faut-il les dépasser, en faire toujours plus et devenir un grand champion de la méditation ? La méditation est-elle une lutte contre soi ? Faut-il finalement abdiquer, renoncer devant ses limites ? Par exemple, je vous conseille de croiser les jambes les genoux au sol, mais vous n&apos;y arrivez pas. Que faites-vous alors ? Vous vous forcez à les croiser quoi qu&apos;il en coûte, ou bien vous vous asseyez sur une chaise ? 



Ignorer ses limites est une erreur. Les dépasser est une erreur. Combattre est une erreur. Abandonner est tout autant une erreur. Mais si vous savez méditer, avec patience et douceur, vous saurez finalement quelle est la bonne réponse.



Les mains jointes.


</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://zen.viabloga.com/news/don-t-push-the-limits"/>
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		<issued>2008-01-13T21:23:07Z</issued>
		<modified>2008-01-22T10:39:09Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[<span style="font-family: Verdana;">Depuis le début de l’année, le programme des soirées de notre <a href="http://www.zen-occidental.net/groupes/paris.html">groupe parisien</a> est légèrement modifié. Le lundi et le mercredi sont consacrés au seul silence lumineux de la méditation, la durée des assises passant désormais de 30 à 40 minutes. Le jeudi est, lui, désormais consacré à des cycles d’enseignements.<br />
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Quelqu’un me demande pourquoi avoir allongé la durée des méditations de dix minutes&#160;? <br />
<br />
On peut parfois croire méditer alors que tout simplement on reste assis tranquillement dans un état doucereux entrecoupé de quelques pensées de-ci, de-là. La méditation est pourtant loin d’être une pratique immobile du rêve. Elle requiert une force qui transperce les illusions. Lorsqu’on s’exerce longuement, on entre véritablement dans l’expérience d’un corps et d’un mental unifiés&#160;: on est même sommé de s’installer dans cette expérience. Certes, on peut encore rêvasser, mais cela devient plus difficile.<br />
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Une énigme aussi surgit, car on ressent plus fortement, plus réellement encore ses propres limites (qu’elles soient physiques ou mentales). Ces limites nous questionnent&#160;: Faut-il impassiblement les ignorer, faire comme si elles n’existaient pas, donner le change quand tout le monde reste immobile dans la salle de méditation&#160;? Ou bien faut-il les dépasser, en faire toujours plus et devenir un grand champion de la méditation&#160;? La méditation est-elle une lutte contre soi&#160;? Faut-il finalement abdiquer, renoncer devant ses limites&#160;? Par exemple, je vous conseille de croiser les jambes les genoux au sol, mais vous n’y arrivez pas. Que faites-vous alors&#160;? Vous vous forcez à les croiser quoi qu’il en coûte, ou bien vous vous asseyez sur une chaise&#160;? <br />
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Ignorer ses limites est une erreur. Les dépasser est une erreur. Combattre est une erreur. Abandonner est tout autant une erreur. Mais si vous savez méditer, avec patience et douceur, vous saurez finalement quelle est la bonne réponse.<br />
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Les mains jointes.</span><br />]]></content>
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	<entry>
		<title>Les dragons et les serpents sont mêlés</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Notre groupe, Un Zen Occidental, est constitué en association régie par la loi du 1er juillet 1901. Une association est un contrat de droit privé où, en contrepartie d&apos;une cotisation, d&apos;une participation, de différentes obligations, l&apos;adhérent a « droit » à des services. Si notre groupe a évidemment besoin d&apos;une structure et de participations pour régler ses frais de fonctionnement, il ne peut-être fondé sur une économie contractuelle. Un groupe zen doit échapper toutes les règles du sens commun et aucun contrat ne saurait le régir : Il ne propose ni stage de formation ni séminaire ni un quelconque service en échange d&apos;un temps passé ou d&apos;une somme donnée. Il offre juste un espace vide où l&apos;on s&apos;exerce avec patience et douceur à perdre. Oui, perdre ! Nos regrets, nos culpabilités, nos préjugés, nos égarements, nos projections nous entravent durablement dans l&apos;art délicat d&apos;être vivant. Dans cette pratique de la méditation, nous nous exerçons à les délaisser un par un, établis dans l&apos;Ouvert. Nous n&apos;avons rien à maîtriser, rien à attendre, l&apos;inconnu est notre demeure. Nous sommes également des êtres humains qui partageons la vie avec d&apos;autres êtres humains. Un groupe zen est, en ce sens, un lieu extraordinaire : ni le jugement ni la séduction ni la stratégie ni la manipulation n&apos;y ont leur place. Chacun s&apos;efforce de préserver cet espace sacré. L&apos;exercice est difficile car il va à l&apos;encontre de nos fonctionnements ordinaires. Il demande une réelle puissance. Les chinois appelaient les hommes et les femmes du zen des dragons et des éléphants, car ils sont habités par une force intérieure qui les fait comparer à ces animaux.



Un célèbre kôan raconte qu&apos;une fois, un maître chinois rencontra Mañjushrî, le bodhisattva de la sagesse. Mañjushrî lui demanda comment se pratiquait le bouddhisme dans le sud de la Chine. Le maître dit : « En cet âge de la fin du dharma, peu de moines s&apos;attachent à la discipline. » Puis ce dernier demanda à Mañjushrî comment se pratiquait le bouddhisme dans son propre espace. Mañjushrî lui répondit simplement : « Le sage et le vulgaire vivent ensemble, les dragons et les serpents sont mêlés. » Parfois, je me désole comme ce moine chinois de l&apos;affaiblissement de la pratique du zen. Mais je dois, moi aussi, entendre la leçon de Mañjushrî : « le sage et le vulgaire vivent ensemble, les dragons et les serpents sont mêlés. » Le sage n&apos;est pas supérieur au vulgaire, le vulgaire n&apos;est pas inférieur au sage, ils partagent une même identité. Dans un monde où pourtant les dragons paraissent bien différents des serpents, ils n&apos;ont d&apos;autre tâche que de témoigner simplement de la vie et des m urs des dragons. Les serpents et les dragons se rencontrent lorsqu&apos;ils se mettent les uns et les autres à l&apos;écoute de l&apos;appel. Car, nous le savons bien, un appel résonne dans nos vies. Il ne se trouve ni à l&apos;intérieur ni à l&apos;extérieur de nous-mêmes. Il est dans chaque instant, dans chaque expérience, là où l&apos;intérieur et l&apos;extérieur sont d&apos;emblée réunis, là où le sage et le vulgaire vivent ensemble. Nous ne savons pas vraiment ce qui nous interpelle, nous ne savons pas à quoi nous sommes appelés. Et pourtant, nous connaissons tous cet appel. Dans le langage dragon : ce qui nous interpelle se dit « la grande question de la vie et de la mort », ce à quoi nous sommes appelés se nomme « la vie éveillée ».



Les mains jointes.


</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://zen.viabloga.com/news/les-dragons-et-les-serpents-sont-meles"/>
		<id>http://zen.viabloga.com/news/les-dragons-et-les-serpents-sont-meles</id>
		<issued>2007-12-27T10:11:07Z</issued>
		<modified>2008-01-22T10:39:37Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[<span style="font-family: Verdana;">Notre groupe, <a href="http://www.zen-occidental.net">Un Zen Occidental</a>, est constitué en association régie par la loi du 1er juillet 1901. Une association est un contrat de droit privé où, en contrepartie d’une cotisation, d’une participation, de différentes obligations, l’adhérent a «&#160;droit&#160;» à des services. Si notre groupe a évidemment besoin d’une structure et de participations pour régler ses frais de fonctionnement, il ne peut-être fondé sur une économie contractuelle. Un groupe zen doit échapper toutes les règles du sens commun et aucun contrat ne saurait le régir&#160;: Il ne propose ni stage de formation ni séminaire ni un quelconque service en échange d’un temps passé ou d’une somme donnée. Il offre juste un espace vide où l’on s’exerce avec patience et douceur à perdre. Oui, perdre&#160;! Nos regrets, nos culpabilités, nos préjugés, nos égarements, nos projections nous entravent durablement dans l’art délicat d’être vivant. Dans cette pratique de la méditation, nous nous exerçons à les délaisser un par un, établis dans l’Ouvert. Nous n’avons rien à maîtriser, rien à attendre, l’inconnu est notre demeure. Nous sommes également des êtres humains qui partageons la vie avec d’autres êtres humains. Un groupe zen est, en ce sens, un lieu extraordinaire&#160;: ni le jugement ni la séduction ni la stratégie ni la manipulation n’y ont leur place. Chacun s’efforce de préserver cet espace sacré. L’exercice est difficile car il va à l’encontre de nos fonctionnements ordinaires. Il demande une réelle puissance. Les chinois appelaient les hommes et les femmes du zen des dragons et des éléphants, car ils sont habités par une force intérieure qui les fait comparer à ces animaux.<br />
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Un célèbre <a href="http://www.zen-occidental.net/quoi/koan.html"><i>kôan</i></a> raconte qu’une fois, un maître chinois rencontra Mañjushrî, le <i>bodhisattva</i> de la sagesse. Mañjushrî lui demanda comment se pratiquait le bouddhisme dans le sud de la Chine. Le maître dit&#160;: <i>«&#160;En cet âge de la fin du dharma, peu de moines s’attachent à la discipline. »</i> Puis ce dernier demanda à Mañjushrî comment se pratiquait le bouddhisme dans son propre espace. Mañjushrî lui répondit simplement&#160;: <i>«&#160;Le sage et le vulgaire vivent ensemble, les dragons et les serpents sont mêlés. »</i> Parfois, je me désole comme ce moine chinois de l’affaiblissement de la pratique du zen. Mais je dois, moi aussi, entendre la leçon de Mañjushrî&#160;: <i>«&#160;le sage et le vulgaire vivent ensemble, les dragons et les serpents sont mêlés. » </i>Le sage n’est pas supérieur au vulgaire, le vulgaire n’est pas inférieur au sage, ils partagent une même identité. Dans un monde où pourtant les dragons paraissent bien différents des serpents, ils n’ont d’autre tâche que de témoigner simplement de la vie et des mœurs des dragons. Les serpents et les dragons se rencontrent lorsqu’ils se mettent les uns et les autres à l’écoute de l’appel. Car, nous le savons bien, un appel résonne dans nos vies. Il ne se trouve ni à l’intérieur ni à l’extérieur de nous-mêmes. Il est dans chaque instant, dans chaque expérience, là où l’intérieur et l’extérieur sont d’emblée réunis, là où le sage et le vulgaire vivent ensemble. Nous ne savons pas vraiment ce qui nous interpelle, nous ne savons pas à quoi nous sommes appelés. Et pourtant, nous connaissons tous cet appel. Dans le langage dragon&#160;: ce qui nous interpelle se dit «&#160;la grande question de la vie et de la mort&#160;», ce à quoi nous sommes appelés se nomme «&#160;la vie éveillée&#160;».<br />
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Les mains jointes.</span><br />]]></content>
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	<entry>
		<title>Recherche traducteur anglais-français</title>
		<author>
		<name>eric</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je mets en ligne deux textes de réflexion en anglais au format pdf que je voudrais proposer dans une traduction française dans la section Orient-Occident du site Un Zen Occidental. Si l&apos;un d&apos;entre vous se sent le courage de les traduire qu&apos;il me fasse signe. Ils sont fort intéressants mais également fort longs. 



Le premier, « The nature of Lack » est formé d&apos;extraits du prochain livre de David Loy, Money, Sex, War, Karma: Notes for a Buddhist Revolution (« L&apos;argent, le sexe, la guerre et le karma : Remarques pour une révolution bouddhiste ») à paraître d&apos;ici quelques mois. David Loy questionne le monde hypermoderne du point de vue du bouddhisme et de la philosophie existentielle. Nous avons déjà publié sur le site Un Zen Occidental plusieurs de ses articles. Les lecteurs qui les ont déjà lu ne seront pas surpris par ces considérations qu&apos;il développe depuis de longues années. Ici, sa plume s&apos;affine et devient synthétique. À lire absolument. 45 pages. Reproduit avec l&apos;aimable autorisation de David Loy. The nature of Lack : Télécharger le fichier au format pdf.



Le second, The Zen Master in America: Dressing the Donkey With Bells and Scarves, est un article de Stuart Lachs consacré, dans le droit fil de ses travaux antérieurs, à l&apos;idéalisation du maître zen dans le contexte américain. Lachs est un chercheur indépendant et un pratiquant du zen depuis une quarantaine d&apos;années. L&apos;article a fait l&apos;objet d&apos;une communication en 2006 au séminaire annuel sur le bouddhisme zen de l&apos;American Academy of Religion. 40 pages. 

Reproduit avec l&apos;aimable autorisation de Stuart Lachs.

 The Zen Master in America : Télécharger le fichier pdf.



Les mains jointes.



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		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://zen.viabloga.com/news/recherche-traducteur-anglais-francais"/>
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		<issued>2007-12-16T21:15:47Z</issued>
		<modified>2008-01-22T10:40:04Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://zen.viabloga.com"><![CDATA[<span style="font-family: Verdana;">Je mets en ligne deux textes de réflexion en anglais au format pdf que je voudrais proposer dans une traduction française dans <a href="http://www.zen-occidental.net/articles1.html">la section Orient-Occident</a> du site Un Zen Occidental. Si l’un d’entre vous se sent le courage de les traduire qu’il me fasse signe. Ils sont fort intéressants mais également fort longs. <br />
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Le premier, «&#160;The nature of Lack&#160;» est formé d’extraits du prochain livre de David Loy, <i>Money, Sex, War, Karma: Notes for a Buddhist Revolution</i> («&#160;L’argent, le sexe, la guerre et le <i>karma</i> : Remarques pour une révolution bouddhiste&#160;») à paraître d’ici quelques mois. David Loy questionne le monde hypermoderne du point de vue du bouddhisme et de la philosophie existentielle. Nous avons déjà publié sur le site Un Zen Occidental plusieurs de ses articles. Les lecteurs qui les ont déjà lu ne seront pas surpris par ces considérations qu’il développe depuis de longues années. Ici, sa plume s’affine et devient synthétique. À lire absolument. 45 pages. Reproduit avec l'aimable autorisation de David Loy. <a href="http://zen.viabloga.com/files//loy14_eng.pdf">The nature of Lack&#160;: Télécharger le fichier au format pdf</a>.<br />
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Le second, <i>The Zen Master in America: Dressing the Donkey With Bells and Scarve</i>s, est un article de Stuart Lachs consacré, dans le droit fil de ses travaux antérieurs, à l’idéalisation du maître zen dans le contexte américain. Lachs est un chercheur indépendant et un pratiquant du zen depuis une quarantaine d’années. L’article a fait l’objet d’une communication en 2006 au séminaire annuel sur le bouddhisme zen de l’American Academy of Religion. 40 pages. </span><span style="font-family: Verdana;">Reproduit avec l'aimable autorisation de Stuart Lachs.</span><span style="font-family: Verdana;"> <a href="/files/lachs2.pdf">The Zen Master in America&#160;: Télécharger le fichier pdf.</a><br />
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Les mains jointes.<br />
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